Le Grand Détour

Des pancakes de Punkaiki au soleil de Motueka – From the Punakaiki pancakes to sunny Motueka

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france_french_flag [7 mars 2016]

Il pleut à mort ce matin. Tout est gris. La ville de Greymouth n’a jamais aussi bien porté son nom on dirait. Du coup nous prenons notre temps, il n’y a rien qui presse… Si ce n’est les 312km de trajet pour rejoindre Motueka, notre prochaine destination tout au nord de l’île. Nous passons une partie de la matinée à l’auberge de jeunesse, pour profiter du Wifi à vrai dire et télécharger nos photos sur le cloud. En fait il n’y aura pas de wifi dans notre AirBnb à venir et comme nous y restons trois jours, nous prenons un peu d’avance ici.

En route ! Another day, another adventure comme nous aimons nous le dire tous les matins.

Après une demi-heure de route bien mouillée, nous atteignons notre première destination. Dans la série des « curiosités géologiques mystérieuses », après les « Boulders de Moeraki« , voici les fameux « pancakes de Punakaiki ». Il s’agit de falaises rocheuses le long de la mer, formées d’improbables empilements de couches calcaires de quelques centimètres d’épaisseur d’où le nom de « pancakes », ces crêpes épaisses qu’on trouve ici, au Canada et ailleurs.

Comme j’avais été un petit peu déçu par les « boulders de Moeraki », j’avoue que je ne m’attendais pas à quelque chose d’extraordinaire avec ces pancakes. Et lorsque nous entamons la balade à travers la forêt pour rejoindre les falaises, j’imagine quelques rochers en contrebas avec des formes intéressantes mais rien de plus… Pourtant c’est bien un spectacle grandiose qui nous attend, d’une mer déchaînée venant se pulvériser sur d’immenses colonnes rocheuses aux découpes incroyables. Effet waouh. Nous avançons sur les passerelles, les escaliers et les petits ponts qui relient ces falaises, hypnotisés par ces formes étranges et le rugissement des vagues à marée haute. Certaines cavités forment des « blowholes », des évents rocheux qui propulsent l’air et l’eau après avoir été comprimés par la force de la houle. Quant aux pancakes, ils évoquent des créatures géantes qui se seraient amusé avec d’énormes kaplas arrondis ou encore l’antre du méconnu dieu grec des crêpes Nutellos se préparant pour un festin divin… Plus sérieusement le processus exact de formation de ces couches rocheuses continuent d’interroger les scientifiques. L’explication la plus communément admise suppose que ces couches se seraient formées il y a 30 millions d’années sous d’énormes pressions, à 2 km sous la surface de l’eau, à partir de minuscules fragments de créatures et de plantes marines. L’activité sismique aurait ensuite soulevé les rochers pour les faire émerger. Mais ce n’est que l’une des théories envisagées. Vérité ou non, nous profitons du spectacle en tentant d’immortaliser ces images étonnantes et ces sculptures chimériques.

Le long de la côte, au pied des montagnes, le brouillard et la pluie nous attendent alors que nous rejoignons la voiture. La route nous rappelle un peu la Great Ocean Road en Australie, parsemée de points de vues imprenables mais la brume épaisse nous empêche d’en profiter pleinement. Dommage.

Bientôt il est temps de quitter la mer en direction de l’ouest, sous la pluie.

L’heure du déjeuner approche et nous nous arrêtons finalement sur le bord de la route à côté d’une jolie rivière pour un nouveau pique-nique dans la voiture en attendant la fin du déluge. C’est le moment de sortir le Lonely Planet pour en apprendre un peu plus sur le parc national d’Abel Tasman que nous allons visiter dans deux jours. Il se trouve sur la pointe nord de l’île du sud et la randonnée qui le traverse est l’une des 9 Grandes Randonnées de Nouvelle-Zélande qui nécessite entre 3 et 5 jours. Mais le parc se visite également en canoë kayak car il abrite de nombreuses réserves protégées. Des perspectives qui commencent à nous exciter alors que nous repartons sous la pluie 😉

Le paysage change constamment à mesure que nous traversons le pays. Il y a toujours des montagnes mais la végétation sub-tropicale de palmiers a cédé la place à des conifères. En fait nous avons l’impression de traverser plusieurs pays en quelques heures tant la météo et l’environnement évoluent rapidement. Puis petit à petit le soleil pointe le bout de son nez. Nous sommes partis sous la pluie avec 15 degrés mais il est prévu 28 degrés à Motueka où nous nous rendons. Nous allons pouvoir ressortir les shorts, et ça ça fait du bien !

Nous nous arrêtons assez peu sur le trajet pour arriver le plus tôt possible, profiter du soleil et avoir le temps d’organiser tranquillement les deux jours à venir. Nous admirons néanmoins de superbes panoramas à mesure que les nuages s’écartent, dont une rivière d’un magnifique bleu turquoise. En tous cas les prévisions n’ont pas menti, il fait chaud lorsque nous atteignons Motueka et nous avons tôt fait de nous alléger de quelques couches de vêtements.

Nous faisons connaissance avec notre hôte Lynda qui nous accueille dans le jardin de sa maison de briques, à quelques centaines de mètres de la côte. Elle nous confirme qu’ici le soleil brille presque toute l’année et nous avoue qu’elle a du mal à imaginer la pluie et les températures que nous avons eues ce matin. La vie a l’air en effet beaucoup plus agréable à Motueka que chez les « coasters » comme on surnomme les habitants de la côte ouest.

Elle est assez marrante cette Lynda, un brin exubérante mais sympathique, même si nous avons du mal à en caser une avec elle. Côté logement nous ne pouvons vraiment pas nous plaindre : nous disposons d’une très belle chambre indépendante avec notre propre salle de bain toute neuve, le tout donnant sur une terrasse en bois pour prendre le petit déjeuner dans le jardin. C’est vraiment nickel, même s’il n’y a pas de wifi.

Nous profitons du début de soirée pour passer à la laverie (oui, le voyage est aussi fait de ces basses tâches ménagères !) avant de dîner dans un authentique restaurant Thaï où nous dégustons notre meilleur curry depuis la Thaïlande. Miam ! Puis cette journée se termine sur la terrasse à prendre quelques notes pour le blog et à comparer les différentes options pour visiter le parc d’Abel Tasman et les environs. On va être bien ici 😉

Remarque : ceux qui le souhaitent peuvent maintenant télécharger chaque article en tant que document PDF, en cliquant sur le petit icône en haut à droite de l’article, pour le lire tranquillement hors connexion. Toutefois les photos et vidéos ne serons pas disponibles. Pour cela il faudra vous rendre sur le blog directement.

english_flag [7th March 2016]

I can confirm what Stéphane says, it’s a grey and very wet start to the day in the town (appropriately) called Greymouth! We take our time to have breakfast and pack our bags at the very last minute to check out in order to make the most of the wifi. Tonight we’re staying in an AirBNB belonging to a woman named Lynda. There is no wifi and so we were hoping to manage to synchronise our photos with the cloud before leaving the Global Village.

Today we have nearly 200 miles to drive in order to get to a town called Motueka on the north coast of the south island (where Stéphane promises me that it will be hotter and even sunny!!).

On the way though we first stop at a place called Punakaiki where there are some “pancake rocks”. Having parked up at the side of the road we follow the little footpath round and through to the clifftops hanging above these famous rocks. The path weaves over several of these clifftops and links them together with narrow staircases or windy bridges.

We’re a little late for the high tide but the sea is still pretty active, smashing violently against the cliffs below and the stacks of these famous pancake rocks. There is still one impressive blowhole exploding once every five minutes (according to a French boy who we have already seen with his parents on a few occasions (originally when they were on our flight to Christchurch from Sydney)).

The rocks are called pancake rocks because of the different layers which makes them appear to be made out of thick Amercian-style pancakes (made out of rocks). It’s hard to explain so I suggest that you just go and look at the photos! The various signs along the path describe the possible causes of these formations as the scientific world are still not sure as to how or why these rocks have taken on these shapes and aspects. I personally suspect aliens (like the boulders on Moeraki beach).

We grab a coffee at the shop by the car and I finally taste some Manuka honey. There are several different pots available for testing and they have a noting system (a little like sunscreen). The best is +20 and it is a thick, cloudy honey that is absolutely divine…only problem is that it costs $120 (£60) for a pot of 150 grams. Which is a bit steep!

The coffee costs $3 and is delicious. I guess I will just have to make do with that for now ^_-.

We continue our drive up along the coast. The weather is so bad now though that it’s hard to make out either the sea on our left or the mountains on our right. It’s seems a long way as we’re forced to take it even more slowly than the NZ limits often trugging along behind sodden camper vans.

It’s amazing the number of cyclists that we’ve seen on this side of the island too. I don’t know if they’ve been waiting for the rubbish weather to start peddling, but I feel incredibly sorry for them as the struggle up and down the mountain and coast roads in this constant deluge. Brave people!!

As the road pulls inland away from the coast we decide to stop for lunch. Another car-based picnic sheltering from the bad weather. This time we stop alongside a river though and the clouds lift just enough for us to have a good view of a section of about 500m ^_^.

As we work our way up to Motueka the countryside changes every now and again, coast to mountains, jungle to conifers. We stop for a bit of a walk to a viewpoint on top of one of the hills. This used to be the path used by the Maoris on their way down the south island and is on one of the first roads south. We don’t stay long, but the weather was getting better and we wanted to take the opportunity to stretch our legs!

When we arrive at Motueka we head towards Lynda’s AirBNB, but stop by the beach as we spot a shipwreck. The difference between the high tide and low tide here is the biggest in New Zealand and we can’t actually see the sea from where we park.

It’s glorious weather and the suffocating grey clouds from this morning are now just a distant memory as I gaze up at the white, cotton wool clouds in the blue sky above the wreck of the Janie Seddon ship.

There are a couple of girls who are knee-deep as they struggle to walk through the sand/mud by the wreck and so we don’t go down to the beach (afterwards we spot them with a bottle of mineral water trying to wash their legs behind their camper van…glad I’m not them!

We find Lynda’s place which is a red brick bungalow fairly near to the beach. Lynda is in the garden when we arrive and greets us with an energy that is more than abundant! She takes us around the side of her house to our bedroom. An independent entrance to our very modern and clean bedroom. There’s an en-suite bathroom and fridge and tea and coffee making equipment. She’s prepared all our breakfast stuff and put it in the fridge and we have a large wooden patio area outside that she says is ours to use as we want throughout our stay. If only there were washing facilities and wifi and it would have been perfect!

As it was we headed into town to get our washing done at the only laundrette in Motueka. It’s pretty busy with other tourists but we manage to get a machine and I run next door to the fish and chip shop for some change for the machines.

Once that’s all done we opt for a thai restaurant for dinner where we have the most delicious Thaï meal since Thailand (green curry with lots of vegetables in it!). Hubba hubba!

We’re very happy that we’re staying here for three nights! Although it is pretty darn hot in our bedroom and we can’t open the windows in case the mosquitoes get inside…oh well…mustn’t grumble!