Le Grand Détour

Trek+kayak à Nong Khiaw

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france_french_flag Depuis notre terrasse, nous dégustons notre petit déjeuner : crèpe au chocolat pour moi et riz aux légumes pour Susie. Il fait plutôt frais ce matin, avec de la brume. J’hésite même à mettre un sweatshirt ! C’est la météo typique d’ici, apprendrons-nous plus tard. Il fait frais jusque vers 10h, avec des nuages puis le soleil apparaît et vers 11 heures, c’est la canicule jusqu’en fin de journée.

Vers 9h30 nous rejoignons le bureau de Nong Khiaw Adventures pour notre trek. Finalement le couple que l’on a rencontré hier soir ne sera pas avec nous car ils ont réservé l’excursion avec l’agence juste à côté. Nous effectuerons donc le trek à 4+1 guide, avec un couple allemand un peu plus âgé que nous (un couple différent de nos voisins de chambre).

Le trek commence par une heure de bateau, dans une longue pirogue semi-couverte, l’embarcation typique d’ici, assis sur des planches, au raz de l’eau. Le paysage karstique qui défile sur les côtés est superbe. Des pêcheurs, des buffles d’eau, des arbres qui surplombent l’eau, cramponnés à la berge par d’énormes racines. Nous sommes précédés par les touristes ayant réservé la même excursion avec l’autre agence. Leur bateau est équipé de sièges de bus recyclés cependant.

Au bout d’une heure, nous nous arrêtons sur la berge pour visiter 2 villages Khmou. Forcément c’est très rustique mais les gens ont le sourire. De nombreux enfants jouent ensemble. C’est samedi donc il n’y a pas école aujourd’hui. « L’école » est un bâtiment en dur très simple avec une seule salle au bout du village, à côté du petit temple. Nous prenons quelques photos des gens dans leurs activités quotidiennes, en prenant soin de leur demander leur permission. Ce village, nous dit le guide, n’a l’électricité que depuis 2 ans. Nous voyons en effet quelques antennes paraboliques de-ci de-là. Sur l’une d’elles, deux paniers de piments rouges sèchent au soleil.

L’autre village est assez similaire. C’est aussi par là qu’il faut passer pour se rendre aux chutes de Tad Mork où nous nous rendons. Nous partons donc pour 1h30 de marche à travers les rizières où travaillent les villageois, puis la jungle, en longeant un cours d’eau jusqu’à la cascade.

En chemin, pendant la petite pause collective, j’en profite pour me soulager non loin de là. Qu’il est bon d’être un homme dans ces circonstances… Je prends le temps d’observer la vue magnifique, les montagnes, les nombreux papillons qui s’ébattent et d’écouter les sons de cette nature luxuriante tandis que les chaires tendres de ma verge prennent peut-être un coup de soleil.

Le chemin commence à grimper et nous échangeons les chaussures de marche pour des tongs pour être plus à l’aise en traversant les ruisseaux.

Nous atteignons la première cascade. Puis nous continuons à grimper en longeant la rivière pour arriver enfin à la chute de Tad Mork où nous pourrons nous baigner et prendre notre déjeuner. Notre guide est un tout jeune laotien, Han, qui est très gentil mais qui ne parle pas suffisamment anglais pour satisfaire entièrement notre curiosité. Il nous expliquera plus tard qu’il est allé à l’université de Luang Prabang mais qu’il a dû s’arrêter pendant 2 ans car ses parents n’avaient pas assez d’argent pour assurer ses études et celles de ses frères et soeurs, également à l’université.

Nous nous coulons sous la cascade bien fraîche en mode « Tahiti douche ». Ca fait vraiment du bien après la montée sous le soleil, même si le bassin n’est pas grand. Pour le pique-nique, nous déjeunons sur des feuilles de bananier en guise d’assiette, que notre guide est allé couper dans la forêt. Sans couverts ni baguettes, nous mangeons avec les mains, en prenant des petites boules de riz gluant dans un panier, que nous accommodons de sauce tomate locale et de nouilles de riz. Miam.

Après ces agapes il faut repartir dans l’autre sens. Le soleil du midi est particulièrement féroce. Même la crème solaire cherche l’ombre. Après cette heure et demi de marche, nous prenons place dans nos kayaks à 2 places. Il ne s’agit pas de la version couverte du canoë kayak avec jupette mais du kayak tout ouvert. C’est parti pour près de 3 heures de pagayage soutenu qui nous ramèneront à Nong Khiaw, au milieu ces belles montagnes karstiques qui nous dominent, toutes recouvertes de jungle. [Nous en profitons pour mettre une petite vidéo en fin d’article maintenant que nous avons du bon wifi]

Sur les rives, des pêcheurs et de nombreux buffles d’eau se baignent sans trop s’inquiéter de notre présence. Même avec la crème nous prenons cher, face au soleil du début d’après-midi.

Bien sûr, je dois mentionner « le passage des rapides » que nous n’avons pas brillamment négociés… En voulant trop prêter attention à l’autre couple qui semblait en difficulté, notre kayak se met en travers et commence à prendre l’eau. Nous redressons la situation mais pas suffisamment pour éviter les buissons en plein millieu du fleuve. Et alors que nous nous préparons à l’impact en nous protégeant les yeux, notre kayak est soulevé par un rocher et voilà que nous commençons à nous retourner. La GoPro ? Où est-elle ? « C’est bon, je l’ai, elle est accrochée », me crie Susie. Nous nous arrachons finalement du buisson sans nous retourner complètement mais le kayak est quasiment sous l’eau. A l’arrière, j’écope comme je peux avec ma main et petit à petit la situation revient sous contrôle. Il faut bien un petit peu d’adrénaline sinon ça ne serait pas marrant 😉

Ce soir nous dînons dans le même restaurant qu’hier, « Alex Restaurant », où nous goûtons de nouveaux à des plats locaux délicieux mais diablement épicés cette fois-ci. Encore une belle journée. Et probablement quelques courbatures de bras et d’épaules à prévoir. Demain, si tout va bien, nous prendrons la direction du nord vers Muang Khua, à 6 heures de bateau-pirogue.

A suivre…

english_flag We were the first to arrive at the agency and when another couple turned up (about 20 years older than us) we thought that they must have booked a different activity. It turned out that this was the other couple of “our age”…grrr!

Stéphane quickly ran to a neighbouring agency where the couple from last night were…we hadn’t booked the same tour after all. Oh well, wishing them a nice day he came back and we headed towards the boat that would take us up the river to visit a couple of local villages before our trek to the waterfall.

Our boat was the cheap option…the seats were small wooden school chairs…and there were only 3 of them. The German couple instantly took the first two and so I went up the back of the boat with the life jackets and sat on them…it was more comfortable than the wooden chairs anyway!

As the boat pulled up to the sand bank leading to the first village we saw the other couple’s group heading into the village…we were doing exactly the same tour but maybe 10 minutes behind them!!

The village is accessible only by the river and so everything is brought here by boat. The houses are all wooden framed and with weaved bamboo walls. As we pass, people stick their heads out from their doors and we greet each other with “sabaidi” and a smile. It’s Saturday and there’s no school today, but there’s a group of children that come out as we walk around. There are three boys climbing a tree and a small boy on a plastic tricycle that’s missing a wheel. He half-rides, half-drags it around with his bottom appearing over the top of his tracksuit trousers. He has no top on and is covered in dust.

Our guide, Han, is supposed to be explaining things as we go, but his English is extremely limited and so the conversation is more than difficult. He shows us the old monks’ lodgings. They are no longer here as the village couldn’t, or didn’t, supply them with enough food. Under the “temple” there’s a large drum made with cow’s skin, it’s very tempting to bang on it, but he manages to tell us that that is the call to prayer and so we refrain!

On our way back into the centre of the village the little boy on his bi/tricycle is trying to write on himself using a biro that the other group have given him. He has no paper. I look in my bag, but I don’t have any to give him. I find it a slightly heart-breaking image.

There’s a girl, about ten year’s old maybe, who’s waving a small Polaroid photo of herself which the French girl from the other group had given her. Such a good idea!

Back to the boat and onto the second village where we’ll start our hike up to the waterfall. There are less people about in the village and our guide pays an elderly lady for our tickets to the waterfall — there appear to be some negociations about the price, though not speaking Lao I don’t know for sure! The walk to the waterfall is fairly easy we cross over a stile into some rice fields where they’re busy shovelling rice into bags (40kg per bag) that they’ll carry back to the village using a strap that they place on their forehead.

Continuing along the walls that separate the paddy fields we arrive at a stream and cross over using the stones that are placed there for this purpose. The guide tells us that we would have been better in sandals or flipflops…oh well. As we get to the next river that we have to cross there are no stones to use. We decide to take off our hiking shoes and put on our flipflops — the path isn’t really a hiking path anyway. Weaving our way along the narrow jungle path and along the streams we eventually arrive to a part of the stream where the waterfalls start. There are steep steps cut out of the lefthand side by the first waterfall with a bamboo handrail…pretty sure that all kinds of creatures can be found along the handrail we work our way up to the top.

At the top of the path, next to the pool where we can swim, underneath the main waterfall are two tables. The other group are already sitting down and eating their lunch there. We opted for a swim before lunch so that are clothes may have time to dry as we’re eating. The pool is quite small for all five of us, but we splash around happily for about fifteen minutes before it’s time for lunch.

Han wanders off in search of banana leaves to use as a table cloth (and plates) and when he comes back we flick off the remaining ants. He gets out several plastic bags and starts emptying their contents into little piles on the leaves. Some cooked tomatoes with egg, some bamboo shoots, carrots and beans, some grilled chicken and a basket of sticky rice. We ate with our hands: you pull a lump of sticky rice from the rest, roll it into a ball, flatten it and then use it as a scoop to pick up whatever you fancy eating. It was delicious.

The other group then took their turn to swim in the pool, though only the guide swam whilst the others just paddled (it was apparently too cold) and they headed off down the path that we’d all come up.

After lunch we headed back ourselves, it was a lovely cool walk along the stream and through the jungle. The ladder part was a little tricky, but as I was the last one down I was pretty certain that there wouldn’t be any creepy-crawlies left on the handrail at least!

As we came out of the jungle into the rice fields the heat hit us. It was gloriously sunny and we were now to start our return journey along the river by kayak. We slapped on more suntan lotion, put on our caps, grabbed the go-pro and our oars and jumped onto our plastic kayak. The German lady had a brace on her arm and wasn’t sure how much she’d be able to row, but they were soon ready too. Han got into his one person boat and we were off. The river is very calm now that they have built a dam between Nong Khiaw and Luang Prabang and so we really had to row for nearly 3 hours to get back. There were a couple of bits in the river where the current is slightly stronger and there are trees that were there before the water levels rose and their top branches still stick up above the river. As we entered the fast bit Han told us to follow his path which we did, behind the Germans’ boat.

They started to get into trouble as, when the German man rowed stongly, their boat filled up with water. The woman was frantically trying to empty the boat, he was trying to steer and they veered off to the right. Stéphane wanted to see if they were ok and in doing so our boat started turning so that it was now at right angles to the flow of the river and at this point we hit a rock and a tree top…

Both of us pushed off using our oars and as we did, the boat then turned sharply around the tree the other way and tipped up. I yelled “the go-pro’s ok it’s attached” and we both managed to get the boat back upright without either of us falling off…and we’d both kept our oars and our bottle of water. Such excitement!! As we rowed to where the guide was waiting for us we were laughing and we stopped rowing ourselves to let the Germans catch up with us and to let us have time to try and empty the water from our kayak.

Once back on dry land we all giggled about it before each couple headed off in our separate directions. Stéphane went off and tried to sort out our transport for tomorrow as we’re hoping to take a five-hour cruise up the river to Muang Khua, but depending on the number of people they don’t do it every day. When he came back he said that if there is a boat it will be at 11am and so we go tomorrow morning to buy a ticket.

We had another lovely dinner at Alex Restaurant (although not as good a choice as last night — Olam is too strong!!) and started talking to a couple of French girls who were at the table next to us. There are French people everywhere!

Let’s hope there’s a boat tomorrow!