Le Grand Détour

En route vers Auckland ! – Let’s go to Auckland !

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france_french_flag [19 mars 2016]

C’est l’histoire d’une journée qui commence avec la pluie et qui se termine sous le soleil, avec toutes les variations possibles au milieu. C’est surtout l’histoire d’une matinée de voiture pour rejoindre Auckland, la dernière ville de notre voyage, depuis Whitianga sur la péninsule de Coromandel – soit plus de deux heures et demi de route pour faire 160 kilomètres… Ah, les routes néo-zélandaises, avec leurs lacets, leur limite à 100km/h, leurs camping-cars 😉 Toujours est-il que ce matin, c’est Susie qui prend le volant, sous la pluie, les arcs-en-ciel et les nuages, serpentant à travers la montagne.

La première partie de la route est particulièrement sinueuse et nous ne tardons pas à choper la nausée tous les deux, avant de rejoindre un semblant de plat et de voir la couleur d’une véritable autoroute. Oui, oui, une autoroute, comme chez nous, avec une séparation au milieu, trois voies de chaque côté et tout !

Alors que les kilomètres défilent nous continuons d’évoquer et le voyage et le retour. Nous nous disons d’abord que nous avons eu beaucoup de chance avec la météo. Et même lorsqu’elle n’a pas été clémente, nous étions dans la voiture et pas en extérieur… Nous commençons lentement mais sûrement d’envisager notre retour sous ses aspects pratiques. Puis nous repartons dans nos souvenirs, à évoquer le « meilleur ci » ou le « plus beau ça », ce que nous ne manquerons évidemment pas de partager avec vous, fidèles lecteurs, quand bien même ce sera dans plusieurs semaines… Nous faisons également un détour par le LonelyPlanet, pour en savoir un peu plus sur Auckland, la plus grande ville de Nouvelle-Zélande, construite sur plus d’une cinquantaine de volcans dont plusieurs en activité. Nous allons y passer 2 jours au total, répartis en 1/2 journée, 1 journée et 1/2 journée avant le départ de l’avion lundi.

Pour l’heure ce qui nous occupe c’est surtout de pouvoir ramener la voiture avant 12h, sous peine de payer une journée de location supplémentaire. Or avec les embouteillages, le plein d’essence et le détour par notre hôtel pour déposer nos gros sacs, ça risque d’être juste… De fait, il est 11h45 lorsque nous nous garons chez Apex, après 4500 km de routes Néo-zélandaises depuis notre arrivée à Christchurch, le 22 mars dernier. Pas mal !

Nous voilà donc à Auckland, fraîchement débarqués, comme le soleil qui a décidé de nous accompagner toute l’après-midi. En voilà une bonne idée, Monsieur Soleil. Nous décidons de suivre librement une balade à pied proposée par le guide, en nous arrêtant au fil de nos envies. Nous traversons un premier parc, celui de l’université d’Auckland qui fait penser à un jardin botanique, avec ses nombreuses essences d’arbres. Susie prend une photo de la reine Victoria… enfin de sa statue, puis nous nous dirigeons vers la galerie d’art d’Auckland. Sauf que si l’art nourrit l’esprit, il fait peu pour les estomacs et c’est pourquoi nous cherchons de quoi déjeuner avant de satisfaire l’esprit… Ce n’est pas compliqué, avec un restaurant japonais à chaque coin de rue, nous ne nous faisons pas prier pour nous asseoir devant une assiette de sushi et des donburis 😉

Repus, nous sommes prêts à nous imposer, heu pardon, à profiter des productions artistiques du pays, dans l’une des galeries les plus réputés pour cela. A l’entrée, je prends Susie en photo devant une énorme publicité qui propose aux néo-zélandais de « Franciser leur vie » (French up your life!) à l’occasion d’une semaine de la francophonie. Ça commence bien ! Ou bien est-ce déjà le pays qui nous rappelle ? En tous cas nous rentrons dans le superbe atrium de la galerie, au plafond duquel pendent une dizaine de météorites en aluminium peintes, dont une guide ne tarit pas d’éloges. Susie me dit que ça lui fait penser à d’énormes crottes emballées dans du papier alu et peintes à la bombe… Je ne lui donne pas tort. Mais gardons l’esprit ouvert et poursuivons la visite…

Le rez-de-chaussé propose une exposition d’artistes Maori et c’est principalement pour cela que nous souhaitions visiter la galerie. Il y a du bon et du moins bon mais ce qui retient surtout notre attention, ce sont ces portraits de chefs maoris très impressionnants. Malheureusement c’est la seule partie du musée où les photos sont interdites… dommage ! Quant au reste, c’est à dire les œuvres d’artistes néo-zélandais mais non maoris, c’est de loin la collection la moins inspirante et la plus « bullshit » qu’il nous ait été donné de voir en 6 mois. En particulier une partie appelée « Necessary distraction », dont les peintures sont tellement pauvres et tellement laides qu’on se demande s’il n’y a pas une caméra cachée qui espionne les réactions des visiteurs pour montrer à quel point les gens peuvent prendre n’importe quelle croûte pour de l’art, dès l’instant ou elles sont accrochées dans un musée. Sérieux, c’est pire que nul. Je pense qu’en vomissant sur une toile on ferait mieux (voir l’une des photos incluses pour l’occasion). Enfin, comme dirait Coluche, s’il y a des cons pour acheter ces conneries ou les regarder… Bref nous ressortons pour poursuivre notre déambulation urbaine.

Notre prochaine étape est devenue quasi-obligatoire dans chaque grande ville : la SkyTower, c’est à dire la grande tour de la ville. Celle d’Auckland mesure 328 mètres de haut et permet entre autre, de faire une sorte de saut en chute libre retenue par un câble, depuis la plus haute plateforme. Mouais, je préfère mon vrai saut en parachute à 12000 pieds 😉 En tous cas ces tours permettent de découvrir le panorama des villes d’un coup d’œil et celui qui s’offre à nous, parvenus au SkyDeck, vaut vraiment la peine. En effet, la situation géographique d’Auckland est telle qu’on peut voir à la fois l’océan pacifique et la mer de Tasmanie, des dizaines de cônes volcaniques comme le majestueux Rangitoto, sans parler des nombreuses îles du golf d’Hauraki. A côté de cela, le fameux pont d’Auckland, que l’on peut grimper ou sauter à l’élastique, ou les tours de la ville, en paraissent presque banales. Nous faisons plusieurs fois le tour de l’observatoire en prenant quelques photos et en nous amusant à reconnaître les bâtiments que l’on a vus depuis le sol pendant notre balade.

Nous redescendons bientôt pour poursuivre notre promenade, direction le front de mer. C’est de là que partent de nombreuses croisières dans la baie ou encore les ferrys qui font la navette entre les différents quartiers de la « banlieue élargie » d’Auckland. En face de nous, Devonport, où nous ferons vraisemblablement une promenade demain après-midi.

Est-ce la fatigue accumulée depuis plusieurs jours ou bien la digestion ? Toujours est-il que Susie et moi nous retrouvons bientôt sur un banc à comater pendant une bonne demi-heure en regardant les bateaux… Lorsque nous nous levons, nous décidons de faire un tour vers la marina principale qui peut accueillir jusqu’à 2000 bateaux de plaisance ! Parmi eux, des énormes yachts et de nombreux voiliers, la plupart proposant des les affréter à la journée, pour tout un type de croisières (pêche au gros, plaisance, etc.). En revenant vers le front de mer, nous assistons à la lever du pont suspendu permettant aux bateaux de rentrer au port.

C’est à ce moment que nous nous retrouvons nez à nez avec une invention de génie pour tous les amateurs de bière… et de cyclisme ! Oui, oui, il s’agit d’un bar roulant, propulsé à la force des mollets des clients, tandis qu’ils profitent d’une bonne pinte de bière au comptoir, le tout dans une sacrée ambiance. A quand la version vin et charcuterie chez nous ? 😉

Tranquillement nous continuons de déambuler vers Britomart, ce quartier animé de cafés, restaurants et boutiques en tous genres, avant de prendre le bus pour revenir dans notre chambre.

De retour à l’hôtel, nous découvrons avec une certaine anxiété que nos réservations n’apparaissent plus sur le site de Qantas lorsque nous nous connectons… Un petit stress qui monte, qui monte, et que nous avons hâte de lever. Mais ça devra attendre demain.

Pour le dîner, nous avons repéré un restaurant indien très bien noté sur Trip Advisor, à deux pas de chez nous. Mais lorsque nous y allons, il semble que le restaurant ait changé. Il s’agit bien d’un indien, certes, mais il ne correspond pas du tout à la description que nous attendions. Nous en sommes là de nos réflexions, avec notre téléphone et le guide à la main, lorsqu’un jeune néo-zélandais indien s’arrête à notre hauteur pour nous proposer de l’aide. Nous lui disons que nous cherchons justement un bon restaurant indien… et lui de recommander immédiatement un établissement à 15 minutes de marche de là. Cool ! Nous y allons gaiement et qu’est-ce que nous avons bien fait ! Nous nous y régalons d’un succulent curry, dans un cadre raffiné et le tout pour un prix très raisonnable, y compris les bières. Pour la ville réputée comme l’une les plus chères du monde après Londres, c’est pas mal du tout !

Retour à l’hôtel le ventre plein, le sourire et la satisfaction d’une nouvelle journée de découvertes, d’aventures et de détours toujours aussi sympathiques. Quand on pense que tout cela va s’arrêter dans deux jours…

En attendant bonne nuit !

english_flag [19th March 2016]

After a two and a half hour drive through the rain and even the clouds of the Coromandel Peninsula along the windiest roads since Abel Tasman (…and the scenic routes near Picton…oh yeah not forgetting the scenic road to get to the Tongariro National Park….ok there are a lot of windy roads in New Zealand!!) we arrived in Auckland.

Our first stop, after dropping the bags at the hotel in Newmarket and filling up with petrol, was to return the car to Apex. Honestly this has been one of the easiest car rentals ever and they even paid for the ferry for the car too! One quick check that we weren’t lying about having filled the tank and we were free to go and discover Auckland.

First things first though…where are we…and where do we want to go? Another quick look at the Lonely Planet and maps.me and we had a plan (and, even better, we knew where we were in relation to said plan!).

After a quick wander up through the park opposite the car rental office and we were in the grounds of Auckland University. Through the university grounds where we pass in front of the Old Government House and the Clock Tower before heading across the road to Albert Park (with its statue of Queen Victoria and its boat mast) and ending up at the Auckland Art Gallery.

By now though it was lunchtime and we were starting to get pretty hungry so, instead of going straight into the art gallery, we wandered the streets nearby where there was a choice of restaurants and cafés. Deciding, for a change, on Japanese food we headed into Umiya Sushi and picked a pork katsu don for me and a teriyaki salmon don for Stéph…all washed down with a good old Australian ginger beer!! Delicious!

Full of energy and ready to attack the gallery, we headed back up through Khartoum Place where there are mosaics celebrating the 100 years of the New Zealand women’s suffrage movement. Apparently NZ being the first country in the world to provide full suffrage to women — though not surprising really, NZ women can be pretty scary! ^_-

In front of the Art Gallery there was a young chap handing out leaflets about an event on this weekend called “French Up Your Life” — it made us giggle and Stéph insisted on taking a photo with me in front of one of the big stand up posters advertising the event. We didn’t actually go and see what it was about once inside though….maybe we should have!?

The Art Gallery had a fascinating collection of Maori portraits of which, unfortunately, you are not allowed to take photos. Most of the rest of the gallery however is full of rubbish. Really and truly. I have never, ever seen such a shocking collection of things that are supposed to be “art”. The “mise en scene” (the setup) of one of the collections was great…it was made to look like a half-built building complete with bare wooden frames waiting for the plaster board and then other walls with bare plasterboard behind the “works of art”. I confess that I actually asked Stéphane out loud “They have to be taking the piss, don’t they?”.

Moving on…as we did pretty quickly. We passed down onto Queen Street and saw the Civic Theatre and the Town Hall and Aotea Square before having the shortest and blackest “short black” coffee outside of Italy!

Stéphane decided that he wanted to head up the Sky Tower in order to get a better idea of the layout of the town. We’ve already done this kind of thing in a lot of different places, but it’s true that it is a very efficient way of understanding the surrounding city. From up on the 60th floor we could see the coast on both sides (Tasman Sea and the Pacific Ocean) and the ring of volcanoes surrounding the town (there are 50 of them!). Here’s a scary thought — these volcanoes are not all considered to be extinct. The last one to erupt did so 600 years ago…so either you take this as a “doesn’t happen often” or, like me, “well overdue?”!?!

As we were up the tower we saw a couple of people doing the base jump from the top. Brave souls…you actually do belly flop onto the target at the bottom…I still don’t really understand how it slows down before you hit the target…I’m not sure that I would trust it!! Plus it really only lasts a few seconds! Stéphane agrees that he would prefer to jump out of a plane again rather than from the top of this tower. And so, with nothing else to do up here in the tower, we head back down to ground level and continue our exploration in the streets of Auckland. Next stop the ferry port.

We’re considering heading over to Devonport tomorrow on the ferry or taking a cruise around the harbour…either way we have to come here to do it. A little further east and there are rows of yachts and sailing boats moored up in the marina. One of them is a really beautiful, wooden sailing boat offering tours around the bay…but it’s $75 each for an hour and a half’s sailing…seems a little steep.

There is a white pedestrian bridge in the marina that lifts when the boats come in and out and we were lucky enough to see it in action just as we were leaving. Very clever mechanisms and I find myself wondering how come the cables are loose when the bridge is fully open…not for long though…as that’s just the way it is and it works like that…that’s the main thing!

It’s not late, but we decide to call it a day for the visits and walking around and so we head back to catch the 487 bus to our hotel. As we leave the marina we hear some music and see a weird contraption approaching us on the road. At the front there is a man, pedalling and steering what looks like a bike, but a bike with a difference as there’s a beer barrel in front of him and a wooden bar behind him, lined on both sides by about 6 or 7 people facing each other and between whom is a bar. As in a pub bar. All the people are pedalling and singing along to the music which is blaring out of the vehicle. The blazon on the front advertises the Beercycle…what a wonderful idea…or is it?

Back on the bus though and, for the bargain price of $2.50, we’re dropped off about 100m from the front door and head in to have a shower and a well-deserved rest.

For dinner this evening we found an Indian restaurant on TripAdvisor and not too far away. In theory. In reality though, the restaurant wasn’t where it was supposed to be. But, luckily for us, an Indian chap stopped and asked us if he could help us — we must have looked pretty lost! He then recommended a different restaurant although it’s a 15 minute walk from here….oh well, if it’s as good as he says then it’ll be worth it!

And it was, rather delicious. I had a korma that tasted like no korma I have ever eaten and, though I asked for Medium spicy, it had a pretty good kick to it! Stéphane opted for the bhuna and wasn’t disappointed with his choice either. We ate until we felt sick and still wanted to finish it off! The fifteen minutes’ walk back to the hotel will do us both good!

On the way home we realise that we’ve double-booked ourselves for the Saturday night when we get back. I blame Stéphane for not putting the A-lyss concert in the diary and so he’s left to clean up the mess with our Tanuki friends! Hopefully they’ll forgive us. At least the delay may mean that I have time to practice some recipes from our travels to wow them with when we do get together! That’s the theory at least.

Une réflexion au sujet de “En route vers Auckland ! – Let’s go to Auckland !

  1. Brenda

    I love the University Clock Tower – so beautiful!
    Also, the idea of a mobile beer bar with someone else doing the cycling is quite attractive!