Le Grand Détour

La traversée alpine du Tongariro – The Tongariro Alpine Crossing

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france_french_flag [13 mars 2016]

Il est à peine 7h30 mais l’excitation est palpable dans l’accueil en pré-fabriqué de notre auberge de jeunesse. Et pour cause, la quinzaine de randonneurs entassés dans cette petite pièce s’apprête à partir pour la fameuse traversée Alpine du Tongariro, une balade d’environ 8 heures, souvent qualifiée comme la plus belle randonnée d’une journée du monde. Ouais, et nous, on fait partie de la troupe les amis, alors on a la banane des grands jours, le gourdin du matin, la trique de la saint Rodrigue (le 13 mars), la poutre printanière, la gaule du général (non ! Si !), l’érection présidentielle, je vous dis ! D’autant plus que la météo devrait être très favorable, aux quelques nuages près qui nous masquent encore le soleil derrière les montagnes. Reste plus que le vent… Oui parce que cette randonnée est aussi connue pour se transformer en marathon cauchemardesque si la tempête se lève, puisqu’il s’agit de crapahuter sur la crête des volcans. Point d’inquiétude à ce niveau aujourd’hui. Du vent il y en aura, comme tous les jours, mais la directrice de l’auberge nous assure que ça devrait rester praticable.

Nous vérifions une fois de plus notre équipement en hésitant sur le nombre de couches dont nous aurons besoin. Il faut dire qu’il fait bien froid dehors, même si nous savons que nous nous réchaufferons rapidement avec l’effort et le soleil. Dans la salle cependant, toutes les configurations vestimentaires se côtoient, du couple en grosses doudounes de ski au mec qui ne porte qu’un short et un tee-shirt, là où il ne fait que quelques petits degrés au-dessus de zéro dehors ! Encore un qui n’a pas froid aux yeux… mais qui risque de se geler les cou… ! De notre côté nous sommes confiants et bien préparés, qui plus est avec un super pique-nique et de l’eau en suffisance.

Mais il est temps de mettre nos bonnets car la navette arrive, c’est parti !

Nous avons trente minutes de route environ pour rejoindre le parking Mangatepopo, dont une partie de piste cabossée. Dehors les nuages s’accrochent encore aux sommets mais nous sentons que le soleil ne tardera pas à les dissiper. Nous laissons derrière nous le volcan Ruapehu dont la dernière éruption date de 1995 et nous bifurquons sur la piste.

Notre conductrice pleine d’entrain nous fournit des informations complémentaires sur le parcours et notamment des repères de temps et de durée des principales sections de la marche. Elle reviendra nous chercher à l’autre bout de la randonnée pour un départ du bus prévu à 16h30, soit 8 heures de temps pour parcourir les 19,4 kilomètres sur les flancs du Tongariro et du Ngauruhoe, à travers les cratères et les lacs couleur émeraude… mais n’avançons pas trop vite.

Lorsque nous descendons du bus vers 8h30, il y a déjà pas mal de monde sur le parking prêt à partir, avec des groupes de plus de 40 personnes… Nous ne serons donc pas les seuls, loin de là. Forcément, la réputation de cette randonnée attire les foules… Espérons que cela ne nous gâchera pas l’expérience. En tous cas nous ne perdons pas de temps et nous traçons à travers les groupes pour trouver un peu de tranquillité.

Le premier kilomètre ondule légèrement à travers les herbes à plumets et les touffes provençales tandis que les derniers nuages tirent leur révérence. Quelques minutes plus tard, nous changeons de planète en foulant le sol aride d’une terre brûlée et de roches ciselées qu’un soleil étincelant vient craqueler silencieusement. Nous traversons d’anciennes coulées de lave brunâtres où s’agitent encore quelques buissons rebelles, sous le cône inquiétant du volcan Ngauruhoe. Et si ce dernier vous rappelle quelque chose, c’est normal : il s’agit de la montagne du destin (ou Mount Doom en anglais) du Seigneur des anneaux, au creux duquel Frodo viendra débarrasser la Terre du milieu de l’anneau maléfique… Ce paysage lunaire ou martien est totalement différent de tout ce que nous avons vu jusqu’à maintenant en Nouvelle-Zélande. Nous retrouverons la végétation de l’autre côté des montagnes en fin de journée, mais en attendant, nous arpentons cette étendue rocailleuse dont l’œil peine à appréhender l’échelle.

Nous nous rapprochons du pied de la première montée et force est de constater que nous crevons de chaud avec toutes nos couches ! Il vaut mieux que ça soit dans ce sens-là de toutes façons, d’autant plus que la journée ne fait que commencer et que le vent pourrait bien nous réserver quelques surprises… Nous longeons un petit ruisseau, en apparence propre à étancher toutes les soifs mais il ne faut pas s’y tromper, l’eau chargée en sulfure d’hydrogène aurait vite fait de nous empoisonner.

Et dans ce décors, tout d’un coup, des toilettes. Et relativement praticables avec ça. Ça peut faire sourire mais dans un environnement totalement dépourvu d’arbres et de végétation, la gestion des envies pressantes a son importance, d’autant plus que les prochaines toilettes se situent à 15 kilomètres de là…

C’est vrai qu’il y a pas mal de monde qui randonne le long du sentier, avec des personnes âgées et des familles avec des enfants sur le dos mais les groupes commencent à s’étirer en longues processions qui vont rapetissant. Pour ceux que ça intéresse, Susie a inclus une image qui montre le profil de la rando dans la partie anglaise

Alors que nous attaquons la première montée, nous sommes surpris par des bourrasques glaciales et nous avons tôt fait de nous recouvrir, gants et bonnets y compris. Comme quoi il fallait se méfier.

Ça grimpe raide mais rien d’insurmontable pour le moment. A mi-parcours nous prenons une courte pause et la vue de la vallée qui s’offre à nous est fantastique avec ses coulées de lave figées qui serpentent jusqu’en bas. Plus loin devant se dresse le Ngauruhoe qui nous domine de ses 2287 mètres et nous rappelle quelque peu le mont Fuji. Plus nous montons, plus le vent souffle fort et nous supportons largement toutes nos couches malgré le soleil qui brille dans le ciel bleu. Certaines rafales nous déstabilisent parfois. Nous atteignons finalement le premier plateau qui s’ouvre sur un énorme cratère de terre ocre. Pour en saisir l’échelle sur les photos, il faut essayer de repérer le sentier et les marcheurs minuscules au milieu des montagnes.

Après la traversée du cratère nous abordons la seconde montée, bien plus raide cette fois, dont certaines parties sont équipées de câbles et de mains courantes pour se tenir. Ça souffle fort, très fort mais nous grimpons, pas après pas… Nous mesurons alors l’ampleur du Ngauruhoe qui nous toise de toute sa hauteur derrière nous. Certains inconscients ont décidé de grimper sur son sommet malgré les avertissements et les dangers de chutes de pierre qui ont déjà fait plusieurs accidents graves, sans compter les 3 heures supplémentaires de marche…

De notre côté nous finissons par atteindre le haut de la crête et nous découvrons un panorama à couper le souffle, un émerveillement à 360° avec une vue imprenable sur le cratère que nous avons traversé, sur le cône du volcan et sur la vallée montagneuse lointaine. La terre, fendue d’ouvertures béantes d’anciennes explosions, nous offre qui plus est un surprenant festival de couleurs ocre et rouge. Effet waouh. Et c’est pas fini ! Nous nous remettons à peine de nos émotions en suivant la piste sur quelques centaines de mètres et là, nous tombons sur un autre panorama sublimissime où scintillent des lacs couleurs émeraude. Re-effet waouh. Nous ne boudons pas notre plaisir à imprégner nos rétines de ce spectacle de longues minutes durant…

Alors que nous nous oublions dans ce paysage irréel, un gars en tee-shirt passe à côté de nous en courant. Comme plusieurs monstres que nous croiserons aujourd’hui, lui a décidé de faire la randonnée au pas de course. Et vu la température qu’il fait il n’a effectivement pas intérêt à s’arrêter s’il ne veut pas mourir de froid !

A ce moment de la journée nous avons une décision importante à prendre – outre celle de savoir à quelle heure nous allons faire péter les chips, j’entends ! En effet, c’est à partir de cette crête que nous pouvons opter pour l’ascension du Tongariro. Nous avons peut-être le niveau pour le faire mais cela ajouterait au moins 1h30 aux huit heures de marche initiales, ce qui pourrait s’avérer trop juste pour arriver à l’heure au départ de la navette. Nous décidons finalement de faire « la classique » tranquillement. Et ce sera d’ailleurs le bon choix car nous n’arriverons qu’avec 30 minutes d’avance sur l’horaire prévu, les jambes bien fatiguées.

Il s’agit maintenant d’aborder notre première descente vers les lacs et celle-ci s’avère bien casse-gueule dans le pierrier volcanique. Les petites chutes ou glissades sont nombreuses dans les rangs et Susie n’est pas très à l’aise. Mais un pas après l’autre, nous finissons par nous rapprocher des lacs, tout en nous émerveillant continuellement du paysage et des strates de terres aux couleurs inimaginables. Par contre ça sent indéniablement l’œuf pourri. Et pour cause, la terre fume, expire son sulfure et ça fait des grands pshhhhhhit autour de nous. Tant pis pour l’odeur, nous décidons de déjeuner là, assis face aux trois émeraudes sulfureuses, au-dessus du sentier qui disparaît vers le lac bleu dans le lointain.

Mis à part que nous avons suffisamment à manger pour quatre personnes, nous nous régalons de ce pique-nique volcanique privilégié, en prenant notre temps au soleil.

Avant de repartir, je décide de profiter sournoisement des facilités anatomiques de l’homme en m’octroyant une pause pipi, calé derrière un rocher… Et tout d’un coup c’est le drame, mon pied d’appui glisse, j’en lâche mon pénis et je finis à genoux dans ma pisse. Enfin ça c’est le scénario catastrophe qui s’est joué en une fraction de seconde dans ma tête tandis que je parviens à garder mon équilibre in extremis, en m’en foutant partout sur les doigts quand même 😉

Bref nous repartons.

Nous en profitons pour nous approcher juste au bord des lacs, où ça brille et ça fume, avant de traverser un nouveau cratère en direction du lac bleu. Le temps est fantastique et il serait difficile d’imaginer de meilleures conditions pour cette randonnée.

Nous entamons la dernière montée de la journée pour atteindre le lac bleu, appréciant une nouvelle fois la majesté des volcans et des montagnes qui nous entourent. Après le petit selfie de circonstance nous laissons le lac derrière nous pour attaquer la descente.

Après toutes ces émotions, on pourrait se dire qu’on en a pris suffisamment plein les yeux question paysages… Sauf que la traversée alpine du Tongariro a encore quelques tours dans son sac ! Devinez quoi… Le panorama de la descente est encore fabuleux ! C’est comme si nous changions de planète à nouveau, en retrouvant la végétation et, dans le lointain, des forêts, des champs et le gigantesque lac Taupo où nous irons ce soir.

Le paysage change, certes, mais le sol troué fume encore de toutes parts, tel un dragon assoupi sous la terre qui pourrait se réveiller à tout instant. La dernière fois s’était en 2012, une éruption qui a détruit en partie le refuge vers lequel nous nous dirigeons et provoqué la fermeture de la randonnée jusqu’à l’été 2013. Ah quand même ? Eh ouais, quand même…

En attendant nous apercevons ce fameux refuge en contre-bas du sentier. Il a l’air tout proche. Mais la conductrice du bus nous a prévenu ce matin, les apparences sont trompeuses puisqu’il faut au moins 30 minutes pour l’atteindre, à partir du moment où on le voit. Et après il reste encore deux heures de marche minimum.

Il fait toujours un soleil magnifique et nous troquons nos couches de vêtements pour la crème solaire. La vue est tout simplement splendide, c’est le bonheur !

Nous atteignons tranquillement la cabane mais nos jambes commencent à nous dire qu’une petite pause ne serait pas de trop. Il est 13h45 et cela fait plus de cinq heures que nous marchons. Allez hop, 15 minutes de bronzette au soleil.

Nous repartons donc vers 14 heures, toujours avec le sourire, évidemment. Il faudrait vraiment être blasé en mode Jean-Pierre Bacri pour ne pas sourire ici. Et puis tout d’un coup, sans crier gare, nous nous retrouvons en pleine forêt, au milieu des fougères, des grands arbres et des cascades. C’est génial, encore une autre planète !

Nous poursuivons notre route avec entrain lorsque nous tombons nez à nez avec un panneau très sérieux et très officiel indiquant que nous sommes sur le point de traverser une zone très dangereuse et qu’il ne faut pas traîner là. Mais pourquoi ? Quel est le danger ? Ah voilà, c’est écrit, c’est une zone de LAHAR. Et le panneau de préciser que si l’on entend un « bruit », il ne faut surtout pas s’y engager… Non mais c’est quoi ce bordel ? Qui connaît ce mot, en anglais ou en français ? Et pourtant ce n’est pas une blague car le « lahar » est une coulée de boue d’origine volcanique, très lourde et très dense qui emporte tout sur son passage, comme nous l’apprendrons le soir même… Certes mais on ne m’enlèvera pas de l’esprit que ce panneau est vraiment pourri pour informer les randonneurs sans donner aucune explication. Limite on pourrait croire à une blague : « Attention danger, gros scrogneugneu qui tue, n’entrez pas si vous entendez un bruit ». Et d’ailleurs c’est quoi ce « bruit » qu’on est censé guetter ? Bon apparemment, si on entend le bruit en question c’est que c’est pas bon, mais alors pas du tout et qu’on a intérêt à se barrer vite fait bien fait. Du coup on est plutôt content de voir un autre panneau, une quinzaine de minutes plus tard, indiquant que nous avons quitté la zone dangereuse de lahar !

Tout ce danger n’entame cependant pas notre bonne humeur et nous continuons notre descente à travers la forêt, enjambant des ruisseaux, longeant des cascades. Et puis nous commençons à nous dire que l’arrivée ne doit pas être très loin maintenant. Sauf que la forêt continue. Nous aussi du coup. Et maintenant ? L’arrivée est juste à côté, non ? Bah non. Ça continue et encore et encore à travers la forêt… A vrai dire cette partie forestière nous semble interminable, à nous et à nos jambes qui commencent à souffrir. Heureusement que nous n’avons pas opté pour le sommet du Tongariro.

Finalement, alors que nous commencions à désespérer un peu, nous finissons par rejoindre le parking d’arrivée, fourbus mais enchantés de cette superbe randonnée aux multiples facettes et paysages. Plus belle randonnée d’une journée du monde ou non, nous avons pris un pied total avec Susie et pour un peu on en redemanderait ! Le sentiment est également partagé par les autres randonneurs qui continuent d’arriver au compte goutte jusqu’au départ de notre navette vers 16h30.

Voilà, on l’a fait, la traversée alpine du Tongariro, check ! Et ça c’est du bonheur en barre !

De retour à l’auberge nous retrouvons notre voiture : il est maintenant temps de rejoindre le lac Taupo, direction le « Lodge de Tony » pour les deux prochaines nuits. Sur la route nous en profitons une nouvelle fois pour immortaliser ces paysages de montagnes et de volcans, avec le Ruapehu sans sa coiffe et la Montagne du Destin qu’un nuage timide a décidé de survoler.

Une heure plus tard nous faisons la connaissance de Tony, un mec hyper sympa qui tient une auberge de jeunesse tout en bois avec sa femme et ses petites filles. Nous passons un bon moment en sa compagnie à raconter la superbe journée que nous avons passée. L’heure du dîner approchant, nous sortons les restes de notre pique-nique de midi qu’il serait dommage de ne pas finir… Au détail près que nous avons acheté une bouteille de vin sur la route pour fêter le Tongariro 😉

Nous enchaînons sur une soirée des plus conviviales à base de vin et de discussions jusqu’à pas d’heure avec Tony et deux allemandes qui ont randonné aujourd’hui également. Ce qui est sûr c’est qu’il ne sera pas nécessaire de nous bercer ce soir pour faire un gros dodo. Quelle merveilleuse journée ! Une de plus…

english_flag [13th March 2016]

So, this is a tricky one. Today is actually the 5th May and I’m writing the blog to describe what happened on Sunday 13th March in New Zealand. For every other day of our holidays there are, at the very least, notes. For most days there is more than that. For this particular day there is nothing. I don’t know why. I can’t explain. I cannot even say that it was obviously because it’s a day that I can, and will, never forget (because we’ve had a few of those already throughout our wonderful trip and I’ve still taken notes)! So…here goes…I don’t know whether it will be a long or a short story, but at least I can honestly say that it will be mine…

After an early morning and breakfast at the hostel we had packed up our bags into the car and were waiting, with about 15 other people, in the reception of the hostel for the bus that was supposed to pick us up at 7:45 (see, I remember the time very well as it was EARLY! ^_- ). In the mass there was one group of mates who reminded me of my group of French friends who did the GR40 together…all giggling and chatting happily together. Clearly one mad one of the group dressed in shorts and t-shirt when everyone else in the reception was layered up and most of us sporting some kind of woolly hat or cap too against the cold of the morning and the sun of the rest of the day.

Oh yes, because today it’s going to be a beautiful day. Perfect even for what we’ve got planned. (If you’ve not followed up until now, today we are spending the day walking the Tongariro Alpine Pass. The most beautiful one day walk in the world…according to whom and by what criteria, I have no idea, but having done it I can recommend it!!).

So, the bus eventually arrived and we clambered aboard, the driver handing over a bracelet to us on the way and we headed off, better late than never. On arrival at our departure point (^_^) the driver stood up and explained to us the rules and regulations of the walk. She was dropping us here (at just after 8am) and would be picking us up at 4:30pm at the other end (19.4km or a little more than 12 miles away). We were to walk from here, Mangatepopo car park to Ketetahi car park. The walk is, according to the Internet, supposed to take between 7 and 9 hours. We have 8 and a half…and we WILL be stopping for lunch ^_- . The weather is also supposed to be very “changeable” and so we’ve opted for lots of layers and we also managed to find ourselves woolly hats and gloves just for this walk whilst we were in Wellington. Most importantly however, she told us where the toilets were on the walk…and there aren’t many!! First one, just outside the bus, second at the hut about 15 minutes’ walk away and the third just before the first steep climb. Then you have to cross your legs a bit….because the next one is at the Ketetahi hut (which you can see in the below diagram is a bit of a trek (and Stéphane didn’t make it that far!!).

TongariroWalk

So we set off, with everyone from our bus plus another large group of people…this is the most beautiful day walk in the world and there are a LOT of people that want to do it. We opt for the toilets at the hut as the queue outside the bus is just ridiculous and we walk quickly enough to be among the first to arrive there!

There really are a lot of people though and it takes a bit of time for us to find our rhythm and to overtake (or be overtaken) in order to find our space! There are several people who are actually doing the walk with big backpacks with pots and pans hanging off the back…we, thankfully, manage to overtake them, though fair play if they make it to the other end without camping overnight somewhere!

At first the walk is fairly flat and flowery. Heather on one-side and a beautiful stream trickling down the other side from the Soda Springs…guess that makes it a Soda Stream (sorry, I’ll get my coat!). Then at the next toilets (which we use as it’s at least four hours walking before the next ones), the landscape changes and volcanic rocks start popping up left and right of the path…the path itself turns into a bit of a staircase and up we head towards the South Crater, with the Mount Ngauruhoe on our right towering over us.

You may find it slightly familiar in the photos…if you’re a fan of the Lord of the Rings film at least, as Mount Ngauruhoe is Mount Doom…oh yes, all that’s missing from our photos is a small hobbit chucking a golden ring into its fiery belly…that’s all! ^_-

The driver told us not to bother trying to climb it as we wouldn’t have time and there have already been several accidents this year with tourists being squashed by falling rocks and helicoptered out of there! It’s about another 1000 metres above where we are now anyway, so I’m quite happy about not climbing up there…although we can see a few intrepid explorers giving it a go.

We carry on and cross over the red crater and up the other side. It’s pretty damn steep and they’ve even installed a bit of a chain as a handrail at one point. I start to get a bit nervous, but Stéphane points out that it’s only because there’s the handrail and that we’ve already done worse and I wasn’t bothered. He’s right, but it doesn’t help!! ^_-

After the chain bit I find a decent rhythm and Stéphane follows as we climb up to the top overtaking others as they start to lag. He even congratulates me when we get to the top and I’m pretty pleased with myself…I may not have done much “sport” recently, but I’m feeling pretty good (if a little red in the face!). We debate whether heading on the optional walk to the top of Mount Tongariro, but I point out that if we finish the walk as it is, it’s a pretty good effort, if we add the extra bit then we might miss the bus and we definitely won’t have time to stop for lunch!! So we keep to the main path and stop for a long time to admire the views from up here. On the right hand side there is a gash in the rock face which must have been made with such a force to have had that effect on the rock! The colour of the crater’s edge is such a deep and beautiful red and with the perfect volcano behind it…it’s just stunning.

We’re still wearing our woolly hats and I’ve put my gloves back on since we’ve got back up here and the wind has picked up again, but a guy has just run up alongside us wearing lycra shorts and a top. He’s got a Go-Pro camera on his head and is clearly as hypnotised as us (although it probably only took him a quarter of the time that it took us to get up this far). He runs off and we set off behind him, but at our own pace.

To be fair, my own pace. Because we’re at the top here. And now we have to go down. And the down is…well, it’s volcanic dust and pretty steep!! The driver had told us that when it’s deep it’s best to dig your heels in, but when it’s not deep then it’s best to tiptoe…which is good advice, but you don’t know until you stamp your heel down into it whether it’s deep or not…and so it takes me a long time to get down the slope, to say the least!

On this side of the mountain, in the distance is the “Blue Lake”…a stunning lake filling an ex-volcano’s crater. Slightly nearer to us are three “Emerald Lakes” which are an amazing hypnotising colour and where we decide that we should stop for lunch. We chose a rock a little way away from the rest of the mass of tourists with clouds of sulphuric gas pumping out of the ground all around us but, wisely, not downwind from them, as the eggy odours are enough to put you off any kind of food!

We could hear the noise coming from the most active of the steam vents hissing just off to our right as we tucked into our cheese and pickle sandwiches and gazed down at the emerald lake below us.

After lunch we head around the lake and back up towards the main path to join the trail of ants making their way to the end point. There is a kind of weed growing at the edge of this bottom lake and the reddish colour is stunning against the bluey-green of the water, but there are signs dotted about by the Park Authority saying that the water has been poisoned in order to kill the weed…otherwise, I guess, it will take over the lake and change the landscape forever. I guess.

We cross over the flat bottom of another crater and head along the Blue Lake where we stop yet again for a photo opportunity and to gaze back at our path so far and to Mount Ngauruhoe in the distance, still beautifully marking its spot on the landscape. Soon we’d be passing through the gorge and out the other side towards Ketetahi and we won’t be able to see it any longer…

So make the most of it. Enjoy today and this walk and try to remember the wind, the cold, the sunshine, the steam, the colours, the emptiness, the mountains, the craters, the laughter and the minor strop…everything. So that when you’re sitting back at your desk in the Parisian suburbs and staring at your planning or your spreadsheets, you can remember today and the smile from the heart will return immediately. You’ll be smiling to yourself like a mad thing and your colleagues, if they notice, will think that you’re slightly mad…which may be true, but who cares. This is a special moment and a wonderful day and it deserves to be remembered. But, now, back to the walk!

The driver had warned us that when we do finally spot the Ketetahi Refuse Hut “Do not get too excited”. Because there are at least five meanders in the path to get there and it can take a LOT of time! But the view on this side of the mountain range is stunning too. We can see to Lake Taupo which is the largest lake (by surface area) in New Zealand. It’s massive. And it’s where we’ll be spending the next couple of nights — so more about it later on in the blog ^_-. In the mountains on our right there is a column of white smoke pumping up into the air. It’s impressive, more so than the steam by the emerald lakes and, we would soon discover why!

On arrival at the refuse hut, having meandered all the way down to here (overtaking a particularly rude and stubborn old French bloke who didn’t want anyone to overtake him and moaned at his wife because she gave way, whilst trying to catch our ankles with his walking sticks!) I headed into the hut to see why it’s no longer possible to sleep here overnight.

The door to the dormitory is locked closed, but there’s a little window through which you can see the gaping hole in the roof and the subsequent holes in the two bunkbeds from debris caused by the, still smoking, volcano that was further up the hill. The eruption wasn’t really that long ago…2012 and, luckily, no-one was sleeping in either bunk at the time! There was a group of Australian film makers on the mountain who were recording an advertising film to attract more Australian tourists here…but in the end they filmed something quite different and something that meant that there were very few tourists daring to come up here for a good couple of years afterwards!

Having used the “facilities” — a few porta cabin-type toilets with queues of tourists waiting for them…try not to breath for the few minutes that you have to use them (!) we headed off again down the hill…Having to overtake once again the miserable Frenchman…but giving him a wider berth this time for fear of his sticks! There was a big hole a little bit further down from another flying lump of lava from the 2012 eruption, but with just a thin bit of plastic tape around this one…apparently the path was pretty badly damaged too, but they’ve repaired it since. I can’t imagine the panic if there was another eruption today, seeing as how many people there are up here walking!

The rest of the walk was downhill, getting greener and greener all the way. From rocky, to moory, to bushy, to foresty, to jungly…and then we arrived at a signpost that said that if you hear loud noises from up-stream then do not go any further. We didn’t know what kind of noises we were looking out for (what a silly saying…surely you should listen out for noises, not look…anyway, rambling again!!) and so we carried on.

There was a raised wooden path over the top of a stream and some flat muddy areas between the trees. Maybe there’s a kind of dam further up and it gets flash-floods or something. After a while we pass another sign “You are now clear of the Lahar Hazard Zone”. Oh good! But what or who is Lahar?!?

We kept puzzling over this question as we walked through the never-ending woods, climbing over streams and ducking overhanging branches. Just when we really start to get tired and even a little fed-up with the woods we emerge into an open space full of people sitting around and chatting. Some have taken their shoes off and are busy comparing blisters, others busy looking at their watches and hunting for their bus.

The guy in shorts from our hotel asks me to take a photo of him and his mates by the Tongariro sign (as we’ve got the same camera) and so we get him to return the favour. It’s been a wonderful walk and I’m so happy that it’s gone so well too…what a great day!

At 4:30 we’re all loaded up onto the coach (well nearly all of us…the Swiss girl arrived too late and had to go in the mini-van with another couple from the hotel). We jump in the car when we arrive at the hotel and head straight off for Lake Taupo and Tony’s Lodge where we’ll be spending the next couple of nights.

Tony welcomes us on our arrival and makes us feel really at home. We, in turn, jump in the shower to wash the walk off us and then head into the lounge where we chat with Tony and have a well-earned glass of wine as we finish our left-over sandwiches for tea! Yum! (Waste not, want not!).

After an evening spent chatting with Tony and two German girls who are staying here too we head to our bed of satin sheets (!!) where we fall asleep quickly. Worn out after our day of effort!

3 reflexions sur “La traversée alpine du Tongariro – The Tongariro Alpine Crossing

    1. Steph Auteur de l'article

      Bonjour Annie et Bernard ! Très heureux que le Tongariro vous ait plu à tous les deux. A bientôt, car il en reste encore un peu !