Le Grand Détour

Hoi An et le festival des lanternes – Hoi An and its lantern festival

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[10 janvier 2016]

france_french_flag Une belle journée à Hoi An

Après un petit-déjeuner pantagruelique nous nous mettons en selle pour une virée en scooter à travers les rizières, direction la vieille ville. Nous prenons la mesure de l’omniprésence de l’eau dans le paysage tout en slalomant entre les chiens, les poules et les enfants qui courent sur le bord de la route.

Nous ne tardons à rejoindre le marché où nous garons le scoot’ avant de plonger dans les étales. Il s’agit vraiment d’un marché local et peu touristique où l’on trouve de tout avec beaucoup de fruits et des légumes, de la viande et surtout des poissons et des fruits de mer grâce à la proximité avec la mer. Alors que traversons la zone de petits restaurants improvisés, nous sommes alpagué par une poignée de vietnamiennes qui nous proposent toutes de manger sur leur stand. Nous leur faisons comprendre que nous reviendrons un peu plus tard car pour l’heure nous avons prévu de visiter les temples et les maisons anciennes de la ville inscrites au patrimoine moindial de l’Unesco. Et plus exactement cinq « attractions » au choix parmi la vingtaine que compte Hoi An, selon les pass à la journée que nous venons d’acheter.

Il est assez extraordinaire que cette ville ait été épargnée par les bombardements de la guerre, permettant ainsi de préserver de nombreux temples et maisons traditionnelles en bois, certaines vieilles de plus de 300 ans. Nous déambulons tranquillement dans les rues d’Hoi An. Les boutiques de souvenirs et restaurants touristiques se comptent quand même par douzaines, sans compter les tailleurs. Mais il n’y a pas foule de touristes en cette belle journée ensoleillée et de nombreux établissements sont déserts. C’est là, au milieu de ces boutiques que se dressent de très vieilles maisons où vivent toujours des familles, parfois depuis 6 à 7 générations. Ce qui fait tout le charme de ces bâtisses c’est le mélange des architectures chinoises, japonaises et vietnamiennes, témoins d’une époque d’immigration et de brassage culturel où chacun a pu apporter quelque chose pour enrichir la culture locale. Sur le péron de leur maison des membres de la famille, parfois les grands parents, parfois les enfants, nous invitent à entrer pour visiter les lieux et nous donner le tour du propriétaire. Au-delà de l’accueil chaleureux, il y a aussi un côté business puisqu’à chaque entrée un des cinq coupons du pass à la journée est retiré… Il faut donc bien choisir pour ne pas être trop frustré, le pass étant vraiment cher pour le Vietnam (25 dollars).

Dans l’une des maisons les plus connues, c’est le grand-père, voire l’arrière grand-père qui nous fait faire le tour en nous montrant des photos ou portraits de ses ancêtres de plus de 6 générations. Le mélange des architectures est particulièrement visible au niveau de la charpente qui avec une couverture du toit chinoise, une structure japonaise et des poutres vietnamiennes. Le mobilier est également incroyable de sculptures, que ce soit les tables ou les chaines, les lacques ou encore les céramiques. Je me particulièrement de la fameuse tasse de Confucius qui est trouée tout au fond ! Le trou est petit et si l’on ne remplit la tasse qu’à 80%, le liquide ne goutte pas. Mais au-delà, la tasse coulera : dans la vie, selon Confucius, on n’a pas besoin d’avoir 100% des choses, 80% suffisent. A méditer… Nous restons aussi plusieurs minutes à admirer une lacque où un poème chinois est reproduit en idéogrammes. A ceci près que chaque idéogramme est en fait constitué d’oiseaux. C’est magnifique.

Les familles doit y être habituées maintenant mais il est assez étrange d’avoir une grande partie de sa maison constamment ouverte aux visiteurs et devoir sans cesse leur raconter la même histoire. Les accueils sont pourtant chaleureux, sans réel signe d’agacement ou d’exaspération. Certaines des maison abritent également des expositions temporaires et des petits stands où la famille vend ses créations d’artisanat traditionnel.

Après avoir fait le tour de deux des maisons les plus connues, nous nous dirigeons vers le temple de la congrégation chinoise qui semble attirer beaucoup de monde. On atteint le temple lui-même après avoir traversé deux cours très agréables dont une avec une collection de bonsais (géants) impressionnante. A la manière des pagodes du quartier chinois que nous avons visitées à Ho Chi Minh Ville, le temple est très chargé de décorations, de dragons, de statues et de divinités bouddhiques. Au plafond pendent des spirales d’encens que l’on peut allumer pour quelques milliers de dong. De nombreux couples confrontés à des problème de fertilités viennent également prier et faire des offrandes. Il y a vraiment de nombreuses similarités avec les pagodes d’Hi Chi Minh Ville.

Nous poursuivons notre balade vers le fameux pont couvert japonais de 1590, tout en bois également, dont la traversée compte également comme une attraction. Mais déjà l’estomac crie famine… Nous parcourons de nouveau la ville en sens inverse pour retrouver nos étales du marché où nous ne tardons pas à nous asseoir. Je commande une soupe de nouilles au porc typique d’Hoi An tandis que Susie choisit les aubergines grillées au porc… Exécuté devant nous et tout simplement succulent. Comme dit avec humour l’australien qui se régale aussi à côté de nous : « It’s tough to eat your way through Vietnam ! », qu’on pourrait traduire par « C’est dur de se régaler en voyageant au Vietnam » (toute meilleure traduction sera la bienvenue !).

Repus nous repartons en ville, cette fois pour visiter le musée des arts et de l’artisanat traditionnel d’Hoi An. Celui-ci se trouve également dans une maison traditionnel en bois très agréables avec plusieurs cours intérieures. Techniques de pêche, broderie, musique, tissage de la soie… de nombreux aspects de la vie d’Hoi An sont représentés. Nous y voyons notamment une dame qui brode un tabeau en reproduisant à vue une photographie. C’est incroyable de détail et de précision. Un peu plus loin nous en apprenons un peu plus sur la soie d’Hoi An. Par exemple, pour vérifier qu’il s’agit vraiment de soie pure, il faut brûler un des fils (plutôt que toute la pièce, ce serait dommage !). Si ça sent le cheveu ou le poil brûlé, c’est de la soie, les autres odeurs de plastique brûlés indiquent un mélange, voire une contrefaçon totale. A vos briquets !

Nous retournons maintenant au scooter pour nous perdre dans la campagne environnante. Littéralement alors que nous cherchons le « village de céramique » que nous ne trouverons pas. Tans pis, nous sillonnons les environs, tantôt sur des petites routes, tantôt sur des sentiers au bord de l’eau ou au milieu des rizières. Nous traversons le fameux village des légumes, un énorme potager qui fournit la ville en légumes frais. Un peu plus loin un village de pêcheurs. Les enfants et les adultes nous crient souvent des « Bonjour ! » en anglais alors que nous passons près d’eux. C’est top ! Le soleil brille presque autant que nos yeux…

Notre tour nous amène finalement vers une plage où nous nous verrions bien piquer une petite tête. Nous y croisons d’ailleurs deux adorables petites filles qui sont en pleine bataille de pistolet à eau. La plage est plutôt sympa avec du vent et de grosses vagues. Par contre nous avons oublié nos maillots de bain. Ce n’est pas forcément rédibitoire mais nous décidons de revenir à la guesthouse pour les chercher pour ensuite mettre le cap sur une autre plage beaucoup plus près de la maison… Sauf que cette dernière s’avèrera vraiment décevante : la baignade impossible avec des sacs de ciments étalés tout le long sur le sable pour éviter que l’eau ne remonte trop haut. Nous nous posons quand même pour prendre un petit jus, à même la noix de coco pour monsieur et bière pour madame. Slurp. Burp.

 

english_flag [10th January 2016]

A nice day out in Hoi An

After a breakfast at the homestay, our moped arrived and we were independent for the day. We discussed with Nga a plan and she suggested doing a clockwise circuit around the area, starting with the old town, passing through the vegetable village and onto the beaches before heading back to the homestay. Sounds like a good plan so we adopt it for ourselves.

The moped was a bit crappy and made an awful lot of schweening noises as we pulled away from the homestay, but we were keen to get on with the day and so carried on. Nga had drawn us a slightly incorrect map of where to fill up the bike and get some cash, but we found it on our own…it was just missing a left turn!!

Once the bike was full of petrol and my pockets were full of dongs we headed into town (turn left at the Post Office). We parked our bike up on a pavement already covered with other mopeds and the guy approached us and asked for 10,000 dong. I said “No, 5000” and he just shrugged, a slight nod of the head and turned his back to serve someone else. I saw him giving the others a ticket with a number and writing the number on the seat of the bike. On ours he’d just put a cross…so when he wandered back we confirmed “5,000 and a number. A ticket”. He gave in and we left with our numbered ticket in hand. Praying slightly that our tyres wouldn’t be sliced when we came back!

The old town is pretty pricey. You can wander the streets for free (or at least a lot of them), but if you want to visit a temple or one of the houses or museums then you have to pay the 240,000 dong entrance fee which gives you access to 5 sites.

Our first stop, as in a lot of towns, was the market. I am fascinated by their markets, not necessarily the clothes and tat parts but the food, vegetables, meat and fish…I can find them delicious and also stomach-wrenching depending on the market and the hygiene (and the time of day!).

As we walked through the food part we were beckoned and called from all sides, with stallholders waving their menus at us, trying to seduce us. It’s still only about 10:30 and so we shrug them off saying the typical tourist line of “Maybe later”…so obvious, but in this case so true as I would have one of my best Vietnamese meals there later today (*spoiler alert*)!

We headed out, having refused drinks, food, coffee, a useful carrot sharpener (decorative flower creation tool), a wooden pot that smelt like cinnamon (and pretty yummy too!), back into the sunshine of the street outside. A quick stop at a shop that sells bike tours to take a photo of their map so that we could do our own after the old town tour (with the agreement of the owner who said that, as it was Sunday, he was the only one working and there were no tours today).

The temples that we visited were lovely with beautiful bonsais outside and the wonderful, red incense cones inside. We stopped at a couple of the old houses in the town which are made of really dark wood and with inserts of mother of pearl to write poems or citations (the characters of one were all made out of birds). In each one they tried to sell us something in order to bleed even more money from the tourist cows. The town was beautiful and we were shown a photo of when it floods, people row down the streets like they are canals. One woman told us that it floods once a year on average and for three days. She says that they know that it’s coming and so lift the furniture into the upstairs rooms for a week or so. I guess that, during that time, there are no tourists coming in to visit.

In the middle of the town we cross over the Japanese bridge. It’s an old wooden bridge, but I don’t think I’ve seen any like this in Japan. We have a look around the rooms that lead off the bridge, but the guides are all busy eating their lunch and so we don’t have any additional explanations. If you want to know more then I suggest you buy a ticket to Hoi An…or ask your friend Google ^_-.

We head back to the market for lunch, as we’re both getting peckish. We’ve only got one ticket left and pass in front of the folklore museum on the way. We both agree instantly that we’ll come back here after lunch to visit it.

So, like I said, lunch was good. One of the ladies grabbed us as we entered the market, thrusting her menu in our faces and pulling us towards her stand. Usually my reaction to this is to say no and walk the other way, but Stéphane was tempted and so we sat down and ordered from her. On her stand were pieces of paper with writing on, from previous tourist clients, saying how good it was in many different languages. Stéphane opts for pork noodles and I go for the grilled eggplant and pork. Stéphane’s arrives pretty quickly whilst mine is still simmering away on the two gas hobs at the back of the stand. I’ve seen them cutting the eggplant aubergine slices, the tomatoes, onions, garlic and herbs and the little piece of already cooked pork. When they serve it up, all around a nice dome of white rice, it both looks and smells absolutely gorgeous. And it is. Divine! A recipe that will be repeated when we get home, until I get it right!!

During lunch the lady that runs the drinks stand where we bought our drinks and a lady on a different stand start arguing. We don’t have a clue what they’re arguing about, but it sounds serious. It lasts a long time too. Long enough for us to start talking albeit briefly to the Australian couple that have just arrived next to us at Mrs Thu’s counter. When they get served she films him eating on her iPad…subtle! I think I’m in most of the video, but I’m too busy enjoying my meal to worry about being on someone else’s holiday film. He looks at us and says “It’s hard eating your way across Vietnam isn’t it?” It’s ironic. This place is great, this meal is great…so tasty. Stéphane confirms that I won this lunchtime (by ordering the best meal)…I really think I did, but I give him a couple of lumps to share the pleasure!

At the entrance to the Folklore museum there’s a lady embroidering the image from a postcard. It’s all shadows and lights in yellows and browns and it’s really good. The museum is full of other stuff too, musical instruments (though unfortunately there isn’t anyone to explain anything about them or to sell us a CD), sewing, fishing, farming equipment, games and traditional costumes, etc. It’s all housed in another stunning wooden building with its inner courtyards to keep the place cool in summer and aired.

A lady shows us how to tell the difference between silk and…not silk. The answer is to burn it, silk smells like burning hair when it burns whereas other things can smell like paper or plastic (depending on the material that it’s made from).

I spend quite a while buying a replacement purse. My pink monsoon one given to me by T a good ten years ago had officially died on this holiday and had found its final resting place in Hoi An. Sorry T! But I now have a multicolour, multi-patterned replacement that fills most of my bag it’s so big…oh well, it’s pretty and that’s all that matters!

We went back to our bike where the man had disappeared and left a lady there instead. We gave her the ticket and the 5000 dong, rubbed the chalk off the seat and sped off in search of the pottery village.

We never found the pottery village but passed though the Vietnamese countryside taking photos of the people planting rice or returning from their fishing expeditions. At one point, just before arriving at the Vegetable Village (which is just a huge allotment that you normally have to pay to enter), we were nearly part of an accident. Coming up from a side road onto the main road Stéphane saw that there was already a moped there pulling a trailer and so we stopped. Just then the trailer disintegrated and slid along the road in our direction. Having seen too many movies, I imagined it sliding into the side of our bike and sending us plummeting into the river to our right…

Obviously none of this happened. The trailer stopper pretty quickly, the driver stopped the bike and leapt off to clear the road behind him (as there was no way that this rotten mass of wood could ever be attached to a bike again. We got off and started to help them clear the road. There were a good few 50kg bags of something on this termite infested ex-trailer and they were so well attached that we had trouble separating them to move them onto the side of the road.

The driver and his co-pilot were giggling a lot and thanked us for our help as we pulled off down the lane to the vegetable village. Someone there waved us through with our moped and so we visited, albeit from afar, for free.

After the fields of lettuces we once again crossed over the rice fields until we hit the seaside. A beautiful white beach covered in loungers where you can stay for free if you buy a drink from the local ladies running the place. We hadn’t bought our swimming costumes and so didn’t stay very long, just the time for a photo or two before heading back to the homestay.

 france_french_flag Le festival des lanternes

Comme le soleil est presque couché la température redescend rapidement et nous sommes bien refroidis lorsque nous arrivons à la guesthouse pour nous changer. 15 petites minutes sous la douche brûlante et l’hypothermie n’y paraît plus ! Comme nous repartons de nouveau en ville en scooter nous enfilons quelques couches supplémentaires. Ce soir c’est le 14ème jour du mois lunaire et c’est pourquoi la ville célèbre le festival des lanternes. L’occasion pour de nombreux habitants et touristes d’acheter une lanterne de carton avec une bougie et de la mettre à l’eau pour les ancêtres, pour la changes, pour éloigner les mauvaises pensées ou tout autre raison dont les traditions ont le secret.

Lorsque nous arrivons en ville il y a déjà beaucoup de monde. Nous nous garons un peu en retrait puis nous marchons vers le centre en suivant la rivière comme nous l’a indiqué Nga. Il y a des lanternes partout, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Des lanternes sur l’eau portées par le courant, de gigantesques lanternes en forme de signes du zodiac chinois ou de montgolfière. Nous déambulons parmi la foule en nous émerveillant comme des enfants devant des jeux de lumières. A un moment nous sommes arrêtées par deux jeunes vietnamiennes qui apprennent l’anglais et qui nous demandent quelques minutes pour pratiquer la langue. Nous acceptons à condition de pouvoir prendre une photo avec elles 😉

Nous ne tardons pas à être sollicités de manière beaucoup plus active et un peu moins sympathique par des femmes et des enfants qui vendent des lanternes. Les plus redoutables sont les tous jeunes enfants et les super vieilles édentées à qui on a bien du mal à dire non mais nous tenons bon pour l’instant.

Nous choisissons un restaurant au bord de l’eau d’où l’on peut voir le reflet des lanternes et des bougies sur l’eau. Nous nous régalons de spécialitées locales comme les white roses, les roses blanches qui sont des sortes de raviolis ouverts à la crevette, aux herbes et aux épices. Un peu plus loin derrière notre table Susie a repéré une grand-mère qui vend des lanternes et qui a l’air bien seule assiste par terre. C’est décidé, c’est à elle qu’on ira en acheter une. Bien sûr elle nous fera payer le double et bien entendu nous paierons parce que nous sommes des touristes.

Quelques instants plus tard c’est la mise à l’eau et c’est Susie qui s’y colle. Voilà, doucement.

Notre lanterne est maintenant prête pour son grand périple qui la fera peut-être voyager très loin avec nos voeux, emportée par le courant, le hasard et les éléments. Nous nous prenons à rêver. Mais trois minutes plus tard un rameur sans scrupule la renversera… La vie d’une lanterne est parfois bien éphémère.

Sur cette note un peu triste nous retrouvons la foule pour faire le tour des stands de souvenirs. Il y a énormément de babioles que l’on retrouve sur presque tous les stands. C’est vraiment la partie ultra-touristique cette affaire. Il est temps de rentrer.

De retour à la guesthouse nous passons la fin de soirée à discuter avec la famille allemande qui occupe une autre chambre et Mr. Hau qui accuse « quelques » bières derrière la cravate. A un moment donné Mo, le tanguy babacool de 36 ans qui voyage avec ses parents et partage leur chambre (!), évoque cette expression « locale » qui sème forcément le trouble dans tout cerveau allemand qui se respecte : « same same », que l’on pourrait traduire par « Même même chose » ou « pareil pareil ». C’est une expression populaire locale un peu bouche-trou que les locaux utilisent très souvent pour dire que deux choses reviennent au même ou se ressemblent. Mais pourquoi diable disent-ils deux fois « même » se demande Mo, visiblement aux confins du désarroi logique. Deux choses ne peuvent pas être deux fois identiques, continue-t-il. Le plus drôle dans cette expression « same same » c’est qu’elle est souvent complétée par « but different », « mais différent ». Entier ça donne « Tout pareil pareil mais différent ». Du coup nous nous mettons à l’employer souvent à notre tour 😉

Quelle belle journée à la découverte d’Hoi An ! Nous nous couchons des rizières et des lanternes plein les yeux. Vivement demain !

english_flag  Hoi An lantern festival

This evening there was a lantern festival (not THE lantern festival which will be in 14 days from now) in the old town and on the river next to it. Nga had shown us where to go on the map and where to park up. Which we did, but we had to pay the 10,000 dong (the “top price” as Nga had told us) for parking…at least the bike would be looked after.

Along the sides of the rivers there were lanterns everywhere. Floating on the river, on the buildings that lined the river, on stands near the riverside, on temporary statues that were lit up at the edges of the river (a phoenix, a turtle and a dragon). There were people everywhere. We got stopped by a young lady who is studying English. She wanted to ask us some simple questions to see if she could understand the answers. We took a photo with her and her friend afterwards as she was so sweet…slightly blurred unfortunately, but still a lovely memory!

There were a couple of stalls for people who wanted to learn how to make a floating lantern or a real hanging lantern…which I would have done if we were going back to France from here, but we’re not and it’s not something that I want to carry around for another couple of months!

We stopped at a little restaurant for dinner. Stéphane tried a local mixed menu and I had a “pork in clay pot” dish that was pretty tasty. Throughout dinner I’d had my eyes on an old toothless lady who was selling lanterns to float in the river. She wasn’t doing great business (as this part of the riverbank was a bit of a building site) and so I decided that I wanted to buy one from her to float in the river.

Stéphane agreed but, by the time we’d finished eating, the tide had come in so much that more than half of the road in front of her was underwater. We walked up the road a little bit in order to get onto the verge where she was sitting. She sold us one lantern for 20,000 dong (very expensive!) and we set it free in the river…having decided not to have one each!

Just as we were walking back down the river, following our lantern, a boat that we’d refused a trip on pulled away from the shore, rowing over our lantern…I don’t know if he’d done it on purpose, but it toppled over and set fire….

We watched, horrified and yet fascinated whilst it burned…for a long time…before eventually going out in a smoky, waxy mess. Gutted.

We headed back to the bike, via the market, watching the last of the revellers setting their lanterns adrift, eating doughnuts and laughing.

Back at the homestay the other guests, a group of three Germans (mother, father and 36 year old son called Mo — all staying in a three-bed room) were sitting outside and drinking red Dalat wine with Mr Hau (the homestay owner) when we came back from town. We joined them for a beer. Mr Hau didn’t say much, but every now and again, in a Tourette syndrome-style, spouted out something random “Thomas Muller”, for example, or “Mr Chicken” or “Same, same” at which Mo reacted with some violence “Why does he say it twice? Why ”˜Same, same’? Why not just ”˜Same’? There is no reason to repeat ”˜same’. It makes no sense”. German logic and totally impossible to answer.

We chatted for a couple of hours about life, the universe and everything and then headed to bed…we’ve a big day tomorrow, the cookery class is sending a car for us at 8:15 tomorrow morning!

 

 

Video of our spectacular lantern launch:

 

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