Le Grand Détour

Koh Tao, OpenWater Certification

Download PDF

france_french_flag Introduction en forme d’autobiographie

 Notre planète porte un drôle de nom, la Terre, alors que 72% de sa surface est recouverte d’eau…

La plongée et moi partageons une histoire d’amour en pointillés depuis de nombreuses années, de ces amours de jeunesses qui ne guériront jamais tout à fait et qui viennent chambouler le coeur épisodiquement. Très tôt j’ai eu la chance de chausser les palmes, masque et tuba pour nager dans les bulles de Papa et Maman, dans les eaux transparentes des caraïbes. Plonger et retenir son souffle pour découvrir ce qui se trâme sous le corail, au détour d’une nageoir, l’impression qu’on pourrait y rester des heures et finalement remonter à la surface avec une seule envie, y replonger… J’ai dû faire mon premier baptême de plongée bouteille en piscine vers l’âge de 11 ans. Après cela, ce n’est pas les occasions qui ont manqué mais quand on a 13, 14, 15 ans, la perspective de devoir se lever à 6 heures du matin pendant les vacances, même pour jouer les commandants Cousteau, ne fait pas vraiment le poids à côté de faire la fête avec les copains jusqu’à tard et draguer les filles 😉 Pourtant la plongée et moi connaîtrons encore quelques moments intéressants, un ou deux autres baptêmes, en mer cette fois, ainsi qu’une tentative de Padi avortée à cause de problèmes d’oreilles.

Et puis il y a eu ce stage de fou, un été avec des pompiers et mon pote de l’époque, Anthony. Bien que nous étions en piscine, l’instructeur était un peu taré et nous a fait faire des exercices de malade qui font encore sauter au plafond tous les professionels de la plongée à qui j’en ai parlé. Evidemment, à 14 ans nous, on a adoré ça, on avait l’impression d’être des rambos sous-marins !

Exemple d’exercice qui m’a marqué : sous l’eau dans la piscine à 3 mètres de profondeur, il y a dans un coin une bouteille sans détendeur et dans l’autre coin le détendeur. Le but consiste à plonger du bord opposé et sous l’eau, aller chercher la bouteille et le détendeur pour l’équiper dessus. Oui mais comme c’est loin, on ne peut pas tout faire d’une traite sans air. Qu’à cela ne tienne, il faut respirer directement sur la bouteille sans détendeur, la bouche sur le joint torrique en ouvrant un tout petit peu l’air ! De là il faut nager avec la bouteille sous l’eau pour aller chercher le détendeur. Nouvelle petite respiration sur le joint et il faut ensuite équiper le détendeur sur la bouteille, toujours sous l’eau, pour enfin pouvoir respirer tranquillement à 3 mètres. Et des trucs comme ça on en a fait pendant une semaine. Autant dire qu’à la fin on était à l’aise…

Ensuite c’est le calme plat, en tous cas pour la plongée bouteille, car à chaque vacances j’ai toujours été rendre visite aux barrières de corail qui se présentaient sur le chemin avec palmes, masque et tuba. Il faudra ensuite attendre l’année de notre mariage, en 2005 lors de notre voyage de noces, pour embrasser à nouveau un détendeur à pleine bouche… Sauf qu’une sale otite ne nous permettra pas de terminer notre premier niveau de Padi. Zut. C’est pourquoi 10 ans plus tard, à l’occasion de notre grand détour, nous tenions absolument à terminer ce que nous avions commencé pour enfin obtenir notre certification. C’est aussi pourquoi j’étais d’autant plus dégoûté à l’idée de devoir annuler le cours à cause de mon rhume.

Bref, cette fois-ci sera la bonne puisque malgré nos trompes d’Eustache, nos sinus ou nos tympans qui ont essayé de nous en empêcher, nous terminerons enfin le cours avec succès. Yes ! Retour sur les faits marquants.

Jour 1

Levés à 7 heures, c’est le grand jour. Quelle est la forme ? Moyenne à vrai dire. Je ne suis pas très confiant pour mon oreille droite mais on y va quand même. Au club nous faisons la connaissance de Coline et Jonathan, une soeur et un frère d’Evian qui voyagent pendant 6 mois en Asie et qui sont partis depuis 2,5 mois, un peu comme nous quoi 😉

Tandis que nous étudions les chapitres 1, 2 et 3 avec Marc notre instructeur, une pluie diluvienne s’abat sur Koh Tao. L’occasion d’apprendre ou de revoir des chiffres et des concepts intéressants sur l’eau, les gaz que nous respirons, le corps humain et l’environnement sous-marin, sans oublier les chapitres consacrés aux accidents de décompression… Marc nous explique également le déroulement de la plongée de l’après-midi et tous les exercices que nous ferons sous l’eau. J’en attendais pas moins d’un club de plongée sérieux mais Marc est un super pro qui nous met vraiment en confiance.

Après un déjeuner de pad thai très moyen nous gagnons le Carabao club pour rejoindre le bateau. Nous prenons en main notre équipement. Mon shorty est un peu grand ce qui fait que j’aurai bien froid à la fin de la plongée, vérifiant par la même que dans l’eau nous perdons notre chaleur corporelle 25 fois plus vite que dans l’air… Pour les palmes, Marc nous a conseillé de porter des chaussettes pour éviter les ampoules, c’est bizarre.

Nous montons ensuite dans le petit bateau pour rejoindre le grand bateau de plongée où se trouvent les bouteilles. Cette fois on ne fait plus machine arrière, on est parti !

Lorsque nous parvenons sur le site de plongée, non loin de la côte, nous commençons par un petit test de natation en faisant 3 fois le tour du bateau et la planche. Encore heureux que nous savons nager ! Puis nous remontons car il est temps de s’équiper pour de bon : grément du gilet, vérification « GALLO » avec Susie pour Gilet, Air, Leste, Largage et OK. Susie n’est pas très à l’aise et ne veut pas sauter en dernier. Quelques instants plus tard, avec la main droite sur le masque et le détendeur et la main gauche sur la ceinture de leste, nous faisons un grand pas en avant et nous nous jetons à l’eau. Littéralement.

Marc commence par nous montrer comment on s’y prend pour ramener un plongeur fatigué à la surface en prenant Susie comme cobaye. J’ai du mal à savoir dans quel état elle se trouve avec le masque mais je la sens stressée. Puis il est temps de s’immerger, en dégonflant le gilet, main gauche vers le haut sur le tuyau annelé. Ca y est, nous pénêtrons de tout notre corps dans le royaume sous-marin. Moment de vérité avec les oreilles… Ca passe. Pour le moment. Ouf. Nous suivons Marc en palmant vers le rivage puis nous nous posons à genou dans le sable pour commencer tous les exercices à tour de rôle.

Tout le monde se débrouille bien mais Marc est obligé d’ajouter quelques plombs à Susie pour lui permettre de rester plus facilement au fond sans remonter. Je commence à avoir froid. Et une super envie de pisser aussi.

Exercices de récupération du détendeur, vidage de masque, lévitation, etc. Tout se passe bien. Marc a d’immense yeux bleus, rendus encore plus grand à travers le masque, des yeux qui inspirent à la fois l’autorité de l’instructeur et la confiance d’un regard attentif au moindre signe.

Les exercices prennent fin et nous pouvons nous balader un peu. La visibilité n’est pas excellente mais déjà nous voyons de nombreux poissons. Nous descendons vers les 6 mètres avant d’entamer une remontée très douce. Je devrais être totalement détendu sauf que je suis à la limite de l’éclatement de vessie… et impossible de pisser dans la combi ! Blocage physique ou psychologique ? Je ne sais pas mais ça urge. Nous remontons enfin sur le bateau, heureux d’avoir pu faire la première plongée, et de me soulager enfin quelques minutes plus tard…

Nous retournons au club pour rincer le matériel et remplir nos fameux carnets de plongée qui garderons précieusement la trace et les souvenirs de nos vies de plongeurs. En fin d’après-midi nous savourons un cocktail bien mérité avec Coline et Jonathan au bar du club, dans une ambiance super sympa. Nous faisons plus ample connaissance avec eux en relatant les moments marquants de la journée. Cindy, une autre française qui commence sa certification le lendemain se joint à nous. Nous décidons d’aller dîner tous les 5 à la Tukta où nous avons déjà mangé hier soir et nous nous régalons de nouveau. Nos discussions nous portent sur nos souvenirs de voyage réciproques.

La toute fin de soirée sera studieuse car nous devons étudier les derniers chapitres du bouquin. J’espère que nos oreilles tiendront bon.

Jour 2

C’est une grosse journée qui nous attend aujourd’hui avec les cours, l’examen théorique et deux plongées.

Un peu crevés au réveil, le tympan qui chatouille. On croise les doigts. A 8h30 c’est parti pour le cours, suite et fin des chapitres. Nous passons ensuite l’examen théorique sur la base d’un QCM et nous obtenons 100% avec Susie, youpi !

Nous déjeunons rapidement car le bateau nous attend à 12h. Aujourd’hui nous enchaînons 2 plongées successives un peu plus profondes qu’hier avec des révisions des exercices précédents et de nouveaux exercices comme les remontées d’urgence à la palme et au gilet. Cette fois-ci mon shorty XS est mieux ajusté, je devrais avoir un peu plus chaud ou disons, un peu moins froid ! Je finirai quand même la seconde plongée en grelotant. Bon ok, je suis frileux, ça doit être dans les gênes, pas vrai Maman ?

Susie n’est pas très à l’aise lors de la première plongée, stressée à cause de son détendeur qui fuit un peu. Elle a eu un petit moment de panique au moment d’enlever son masque sous l’eau mais elle a réussi à se calmer avec l’aide de Marc. Il faut dire que les conditions au fond sont moins favorables qu’hier, avec beaucoup de courant et des petits coraux qui nous abîment les genoux dans le sable. Perso tout va bien, même si j’oublie de faire des bubulles lorsque j’ai enlevé mon détendeur. Il y a aussi eu ce moment intéressant où Marc a fermé notre bouteille sous l’eau (à tour de rôle) pour que l’on se rende compte de ce que ça fait lorsqu’il n’y a plus d’air. Ah bah ouais, tout de suite ça va moins bien !

J’ai bien cru que je n’arriverais pas à descendre à un moment donné car j’ai eu du mal à égaliser mais finalement, en remontant un peu c’est passé. Ouf. Coline quant à elle s’est coupée le doigt sur un corail. L’occasion de voir très directement le phénomène d’absorption des couleurs sous l’eau car son sang était noir et non plus rouge. Nous finissons la plongé en voyant un gros Trigger Fish ou Baliste Titan en français.

A la remontée ma vessie est encore une fois à la limite de sa capacité mais je suis content. Susie quant à elle n’est pas très contente. Elle ne sait pas si elle va faire la deuxième plongée. Elle me dit qu’elle n’est pas faite pour cette activité. Après avoir pris un thé et des biscuits ça va un peu mieux. Sa crise de panique l’a secouée plus que je pensais.

Rapidement c’est le moment de retourner à l’eau pour notre seconde plongée. Susie hésite mais y va quand même. Nous faisons un peu plus de balade mais également des exercices en descendant un peu plus profond. La flotabilité n’est pas simple à acquérir pour vraiment se stabiliser sans bouger. Aujourd’hui j’ai le nez qui coule et j’ai éternué plusieurs fois dans le masque et le détendeur, la classe 😉 A la fin de la plongée nous remontons en utilisant un parachute de palier que Marc nous apprend à gonfler. Fun.

Nous remontons sur le bateau bien crevés, puis nous retournons au club pour remplir nos carnets et inscrire nos plongées 2 et 3. Plus que 2 avant la certification SSI Open Water.

De retour à l’hôtel nous nous affalons dans le lit pour une petite sieste bien méritée. Le soir nous répétons l’enchaînement de la veille avec cocktail au bar du club et dîner avec Jonathan, Coline et Cindy ainsi qu’une autre plongeuse. Malheureusement pour Cindy la plongée s’arrêtera là car elle a fait un baro-traumatisme durant sa plongée du jour… Ce soir-là je découvre aussi que Jonathan est fan de jeux vidéo et a été testeur de MarioKart pour Nintendo ! Nous partageons nos délires vidéoludiques mais pas trop tard car il faut se lever à 5h40 demain !

Au moment de se coucher, Susie refait une petite crise d’angoisse en restant bloquée sur son souvenir de panique… Elle ne veut plus y aller… Je fais ce que je peux pour la calmer et la convaincre… Aller, il faut dormir. Je m’inquiète pour elle d’autant plus que son rhume ne va pas beaucoup mieux. Je m’inquiète également pour mon oreille droite qui me donne toujours l’impression d’être fragile. On verra.

Jour 3

Au réveil à 5h40, c’est pas la forme olympique mais nous faisons ce qu’il faut pour être à l’heure à 6h30 prêts à prendre le bateau. Marc notre instructeur n’arrivera quant à lui qu’à 7 heures, en retard pour la première fois en 6 mois paraît-il, mais réussissant quand même à partir avec nous, ouf.

Il ne pleut pas mais c’est très nuageux. Jonathan l’incorrigible optimiste a toujours la patate quelle que soit la situation, c’est agréable.

Après un voyage un peu plus long que d’habitude, nous arrivons sur le site des Twins près des îles Nangyuan. Il s’agit de 2 patates de corail qui abritent de très nombreux poissons et crustacées. Marc nous explique d’ailleurs, photos à l’appui, tout ce qu’on devrait pouvoir voir sous l’eau. Oui, cette première plongée sera une longue balade sans exercice. Et puis vient l’heure de s’équiper. Nous commençons à avoir l’habitude. Le grand pas en avant pour se jeter à l’eau et c’est parti pour une randonnée subaquatique de 47 minutes à 17 mètres.

Dès la première minute Marc se fait attaquer par un triggerfish qui n’a décidémment pas envie que l’on nage dans son territoire. Nous changeons de cap. A cause du temps très nuageux en surface il fait très sombre sous l’eau et Marc sort une lampe torche pour mieux voir. Grâce à son oeil averti nous croisons le chemin d’une raie tachetée, d’une murène, d’un duo improbable poisson-crevette qui vivent en symbiose, d’un poisson clown comme némo, de cochers, de perroquets, etc., sans parler des coraux multicolores (à condition d’avoir la torche).

Lorsque nous crevons la surface nous prenons une pluie torrentielle sur la figure, décidément on était mieux sous l’eau ! Aujourd’hui Susie est super contente et me dit qu’elle s’est faite vraiment plaisir ! Bravo mon amour, je suis fier de toi !

Pour la seconde et dernière plongée nous mettons le cap sur le site de White Rock. La pluie s’est arrêtée mais c’est très couvert. Pour cette plongée, il y a des exercices et un peu de balade. Susie appréhende celui où elle doit retirer son masque. On est parti.

Tous les exercices se déroulent à merveille, y compris pour Susie. Durant la partie balade nous sommes de nouveau attaqués par un baliste titan bien coriace. Nous croisons la route d’un mérou d’un bon mètre de long. Susie oublie de signaler à Marc qu’elle a passé le seuil des 70 bars de pression. Elle le prévient alors qu’il ne lui reste plus que 50 barres. Tout juste le temps de faire le palier de sécurité de 3 minutes à 5 mètres. A la surface il ne lui reste plus que 20 bars, ce qui n’est pas énorme.

Lorsque nous remontons sur le bateau nous sommes accueillis par des félicitations car nous voilà maitenant certifiés OpenWater SSI, autonomes pour plonger jusqu’à 18 mètres partout dans le monde, yes !

Nous retournons au club pour immortaliser cela dans nos carnets de plongée. Bien sûr nous repasserons au club dans la soirée pour l’apéro de rigueur (et récupérer nos cartes officielles au passage) mais pour l’heure nous changeons d’hôtel. Le nôtre était plutôt sympa mais nous avons envie de découvrir un autre coin de l’île. C’est ainsi qu’après deux navettes nous sommes accueillis avec un sourire au Sun Smile Lodge.

Le temps d’une petite sieste, nous ressortons louer un scooter histoire de se balader un peu. Nous poussons jusqu’à Shark bay où il est, paraît-il, possible de voir plein de petits requins (inoffensifs) en plongée libre. Les quelques touristes que nous croisons n’en ont pas vus cependant.

En fin d’après-midi nous repassons comme prévu au club de plongée pour boire un dernier coup avec l’équipe de FrenchKissDivers et notamment avec Marc, Jonathan, Coline et les autres instructeurs tous très sympas. Marc me raconte qu’il a changé de vie pour devenir instructeur de plongée après avoir tenu un restaurant à Paris. Il est passé professionnel depuis 1 an et instructeur depuis septembre 2015.

De retour à Sairee beach de l’autre côté de l’île, nous nous offrons un superbe dîner au Barracuda pour manger le poisson du même nom ! Ca faisait très longtemps que je n’avais pas mangé de poisson aussi bon.

Nous rentrons à l’hôtel en marchant sur le sable, les pieds dans l’eau, notre rêve est trop beau (Roch Voisine, si tu nous entends…) Pourtant Sairee beach est réputée pour être un endroit où l’on fait la fête mais nous sommes claqués. Dommage, je n’aurais pas l’occasion de vérifier quelque chose que j’ai lu sur un blog… Apparemment il se passe des trucs qu’on ne soupçonnerait pas dans les bars et les fêtes thaïlandaises. Lors des soirées très arrosées en effet, il arrive que des filles délurées (bourrées) se livrent à des « scrot’ shot ». Personnellement je connaissais les « belly shot » qui consistent à boire un shot d’alcool fort comme de la téquila directement dans le nombril d’une fille, en léchant au préalable le sel déposé sur son ventre… mais le « scrot’ shot » me laisse pantois. Comme son nom l’indique presque, le « scrot shot » ou « scrotum shot » (si, si) consiste à boire, sans paille, un shot d’alcool fort, directement à partir du scrotum d’un garçon, que celui-ci a pris soin de tirer devant lui et de replier pour faire un petit récipient. Apparemment ça demande une technique particulière pour les filles de manière à limiter le contact avec le visage. Le scrot’ shot, n’importe quoi 😉 Comme nous n’avons pas de téquila, nous ne prenons pas la peine d’essayer lorsque nous rentrons à l’hôtel. On est juste trop fatigués. Et je n’ai pas vraiment envie de tirer trop fort sur ma peau, non mais !

Bonne nuit.

english_flag Day 1 – First day training

So, first day of our SSI Open Water diving course, I am so excited and nervous at the same time. I’m still suffering with my cold, but my nose is clear and I manage to unblock my ears so it should be ok for the dive this afternoon. Fingers crossed!

The weather is ok when we leave the hotel, but as soon as we arrive at the FKD centre the heavens open…not just a little…the whole schmalblinks. From now on we never leave our umbrellas in the hotel room…ever!

The morning passes really quickly, we revise the first three chapters of the book which covers things like the different equipment needed to dive (i.e. masks, tuba, wetsuit, flippers, BCD, regulator, etc); the safety checks, both individually and with your buddy (including GALLO — Gilet, Air, Leste, Largage, Ok) before leaving the boat; the hand signs in order to communicate efficiently underwater; the different pressures at different depths and their effect on your body, etc., etc. We mark our answers to the questionnaire for the first three chapters — we all got them all right, what a clever bunch we are ^_^ (ok — the questions are just sentences from in the book with words missing, it’s not really brain surgery but it does mean that you have to have read the book).

Our instructor Marc (a.k.a. Marco Disco Diver, as we later came to know him ^_-) also explained the exercises that we would be doing in the afternoon’s dive and worked out what sizes we’d need for the different bits of equipment and then we were free for lunch.

Stéphane and I headed back towards the hotel and grabbed some lunch in a little restaurant on the way. Once our swimsuits were on we headed back to the club where we found Marc, Coline and Jonathan before heading down to the beach where the equipment and boats are. Once we were all geared up with our flippers, wetsuit and jacket we shod our flip-flops and headed to the beach to get onto the small motorboat that would take us to the diving boat.

The diving boat is equipped with the bottles of air (and refills them on the boat…something that I learnt today). Our diving site wasn’t very far from where the boat was initially anchored up…a little further to the east of the bay where there were lots of boats containing snorkelling Chinese tourists.

We got our kit ready and performed our buddy checks (GALLO ^_-) and we were off…we swam along the surface with our faces in the water in order to get used to breathing through our regulators before finding a spot where there was sand in order for us to be able to kneel once we were at the bottom of the ocean (approximately 2 metres…yes, we’re brave for a first dive).

Once we managed to get down to the bottom…not so easy for me, Marc had to weigh me down a little bit more than I already was…we started to do the basic exercises (water in your mask, empty it; take your mask off completely, put it back on and empty it; losing your regulator and the different techniques for finding it again to put it back in your mouth and purging it (so as not to drink the salt water); what to do if your buddy runs out of air — giving them your main regulator and using your 2nd regulator and the preparation for an emergency ascent).

It’s a strange feeling being underwater and being able to breath (nearly) normally. You can see the surface of the water above you, but there’s no urgency to come back up in order to grab the next breath. As we’re kneeling on the seabed, I hear a strange tappetty noise, look up and see the surface of the water being pierced by the large raindrops that are falling from above…we’re only 2 metres below and the sound is really strange. It’s true that everything underwater is just that little bit different, the sound, the colours, the light, you’re light but at the same time held so tightly by the wetsuit and the equipment that you feel you should sink like a weight. I think it will take a lot of time and practice to get used to diving.

It was a good dive and I felt relatively confident as we got back onto the boat where a plateful of freshly sliced pineapple was waiting for us once we’d finished sorting our equipment (air closed, system purged and regulator removed and tidied by Marc, flippers, wetsuit and BCD in bag (once BCD emptied of all air and sea water (upside down on boat)).

We were sharing the boat with another diving school and they had a group of Spaniards diving too so once they were all back on board we started to make our way back to dry land where we rinsed all the gear before heading back to the club to fill in our virgin Dive Logs.

We arranged to meet up at the club with Coline and Jonathan for a drink before heading off to dinner. Another French girl joined us, Cindy, who was starting the OWD course tomorrow. We headed back to the Tukta for dinner — it was a bit long but, once again, delicious. Just enough time to finish the last chapter of the course before bed. Tomorrow is the exam, I have to admit that I’m a little stressed, we don’t even know what percentage we need to pass. The good news is that it’s a multiple choice exam so it shouldn’t be that hard…don’t know what happens if we don’t pass though…do we get to carry on with the dives and have a second chance at the exam? So many questions running around my head…and my ears are no better….let’s hope it’s ok tomorrow…night night.

Second day SSI — 100%

Overnight: Aukotan Place

Back to the French Kiss Divers club for 8:30 this morning and after a quick run through the last three chapters of the book and our answers to the questionnaire, we had a little bit of fun using the diving tables to work out whether it was possible to dive and for how long at different depths and with different surface intervals…which took my mind off the exam that was to come.

Eventually though, Marc handed us our reply sheets and the exam…which in the end wasn’t as hard as I had been thinking. Most of the answers were fairly obvious. I answered a little too quickly to one or two, but on reading all the replies quickly managed to correct them. We all passed with 19 or 20 out of 20. Cool! Now all we had to do were 4 more dives and some more exercises ^_^.

We agreed to meet Marco at the Carabao club (where the diving gear is) after lunch and headed to a French sandwich café for a quick lunch…which turned out to be less than quick (and it was also very expensive and not that good).

Once at the Carabao, we once again gathered our gear into our bags and headed to the little boat which took us out to another, bigger boat than yesterday. This afternoon we’d be doing two dives, Marco had explained the exercises that we’d be doing and so once all the checks were done we jumped in and inflated our BCDs and swam over to the dive point.

I noticed that the tube leading from my tank to my BCD was leaking and small air bubbles were coming out. Knowing that I was one of the people who used their air up the quickest and that my tank was only at 190 to start with I wanted to check with Marc if it was ok. He didn’t seem bothered about it and so we carried on.

Once everyone was ready to dive we all put our regulators into our mouths, raised our left hands with our corrugated tubes (don’t know the term in English) above our heads and our right hand ready to hold our noses in order to stop our ears from popping, we start to let the air out of our BCDs and start to head below the surface. We kneel down on the ocean floor in a semi-sandy area and one by one, well supervised by Marco, we start the exercises: empty mask; remove mask, put it back on and empty it; remove mask and swim…

ARGH!! The sea was getting fairly choppy and the visibility was pretty shocking, my knees were cut up by the little bits of coral on the ocean floor and now it was my turn to take my mask off and swim, come back and put it back on and empty it…I don’t know what happened or why but on the way back I started to panic and I was breathing through my nose. I knelt back on the floor and it took a long while for me to calm down. Mark was in front of me the whole time trying to help me calm down and stop panicking. I was holding my nose in order to stop me breathing through it and he kept grabbing my arm and pulling it back down…

It took, what felt like, hours for me to calm down enough to put my mask back on and once on I managed to empty it by breathing in through the regulator and out through my nose (as you have to). Once the mask was clear I managed to settle again and the panic stopped. Marc waited to make sure that it was ok before moving onto the next person or the next exercise…

I was unsettled and had pretty much knackered myself out even more than I already was with my cold. Jonathan didn’t have much air left and so we had a little swim around but due to the conditions we didn’t really see much more and headed back to the boat where I struggled to get on board with the waves and the ladder making it tricky to stay above the surface and not have my arm ripped off when the boat went up and the waves went down as I was pulling my flippers off!!

On the boat we moved our gear onto new air bottles for the second dive. Marco changed Jonathan’s regulator (as he also had a leak on his BCD tube) but told me to keep mine. I told Stéphane that I wasn’t feeling very confident given the disaster with the mask/swim exercise and that I wasn’t sure whether I should continue, whether diving really was for me, etc. The second dive was in the same location as the first (as in the boat didn’t move), but we’d head to the shelter of the large boulders and practice the emergency ascents.

First exercise, ascent using flippers: left arm up with tube in hand ready to deflate if rising too quickly and right hand on the weightbelt ready to take it off and drop it to the ocean floor if the ascent is not quick enough, take belt off once on surface and give it to Marco and inflate BCD with mouth.

Second exercise, ascent using BCD: take off weightbelt on the ocean floor (and give it to Marco), left arm above head with tube in hand ready to deflate if rising too quickly, lie on back in order not to ascend too quickly and once at surface inflate BCD with mouth.

Third and fourth exercises, emergency ascents with buddy after one or the other ran out of air: victim runs out of air and signals to their partner (saviour), saviour grabs victim’s BCD with left hand and puts their primary regulator into victim’s mouth, saviour takes their backup regulator for themselves. Mutual OK signs if everyone can breathe. Each person then takes hold of their partner’s BCD using right hand, agrees to ascend and then uses their left hand to hold their corrugated tube above their heads and kicks to the surface together. Once above water, saviour inflates jacket using automatic air tube, victim using their mouth and then let go of each other.

Or something like that! I admit that I’m writing this 14 days later so I may have missed some details.

Anyway, the second dive went better than the first but I still wasn’t 100% at ease after my earlier flip-out. After these exercises we had a lovely swim underwater before heading back to the boat and back to shore.

Tomorrow morning we’d be diving early and so we kept all our equipment in our bags for the next day’s dives.

We had dinner again with Jonathan, Coline and Cindy in a different restaurant, called the Yin-Yang. It was really good and very reasonable and the service was a lot quicker than at the Tukta yesterday. Jonathan said that he shouldn’t have had the beer before dinner as the whole place felt like it was moving like on a boat….I’d just had a ginger ale and I felt the same…I think it’s just because it was pretty choppy out there and we’d spent a lot of time on the surface watching the each other doing the ascent exercises… Let’s hope it passes!

Open Water Diver – certified!

Today’s plan was to meet at the Carabao centre at 6:30 (6:40 at the latest) to catch the boat and carry out our last 2 dives in order to earn our SSI OWD (Scuba Schools International Open Water Diver) certification which would mean that we can dive up to 18m without an instructor. (Ooof, long sentence). Only problem was there was still no sign of our instructor Marc by 6:50. The guy in charge of the centre and the other instructors were busy trying to get hold of him, though no-one seemed to have his number! Just as we were being told that, if he didn’t turn up, we could still dive but with another instructor from the club who was already there with his one student, the noise of a moped could be heard and we saw Marc arrive. He even had the diving computers with him so that we could get to use one each on our dives today! Halleluiah! ^_^

Our first dive of the day was at a site called Twins near the island of Koh Nang Yuan. This dive was just for pleasure and we saw loads of different types of fish. Luckily Marc had his torch and pointed out quite a few things that we would probably have missed if we’d been on our own (e.g. Sea cucumbers, a moray eel, rays, a blower fish). Between the two large areas of coral there is an anemone that is protected by a circle of stones on the sea floor, in order to stop divers getting too close. It contains a family of Clown fish…I was really happy to see the first, larger one and then suddenly caught a glimpse, behind it of a tiny, tiny one…it really was Nemo and his dad!

Marc had given us a good explanation on the boat before the dive of the site, what we might see whilst underwater and that we must tell him (using our previously learnt hand signals) when our tanks were at 120 and 70. During his pre-dive chat he’s explained about an odd couple, a prawn and a fish, which we might see during the dive. They share a home (a hole in the sand) and if there is a predator approaching then the fish warns the prawn, who then hides in the nest. If the predator gets too close then the fish, too, goes and hides in the nest. And this is exactly what we saw — it made me smile behind my regulator at how wonderful nature can be!

As we were swimming around at 17m below the surface, it suddenly got dark. Marc looked up and so my eyes, automatically, followed. It was raining again, but from this depth it was less obvious, the noise of the droplets merged with that of the engines of the dive boats and both were overlapped by the noise of the air coming out from my regulator….now that’s a noise that I’d like to have recorded somehow…one that makes you immediately think of these feelings and emotions.

The good news however is that, despite my panic yesterday afternoon and my little rant last night (that thankfully only Stéphane witnessed), I got back on the bike, headed back underwater and, in my second dive today, I will do the mask exercise again but WITHOUT panicking!

The second dive was back south a little to a spot called White Rock. Marc had told us about trigger fish and the handsign to make if we see one. He told us that if one of them lifts the dart on their head and charges for us then we should turn to have our flippers towards it and swim to get out of their area (trigger fish are quite solid fish that have nasty teeth in order to break coral).

As soon as we were under water and swimming along, Marc made the trigger fish sign and pointed right, he signalled that there were two of them…both of them had their darts up and started charging at Marc…we then saw him put into action exactly what he had told us and we swam around their area in order to avoid being attacked ourselves!

On the way back to the boat at the end of the dive another trigger fish went to attack Marc but he had already passed it and so it then tried to get Jonathan, who handled the situation pretty well except that he went up rather than away… I then gave the fish in question a wide berth, all the time being told by Marc (who hadn’t spotted the trigger fish or the subsequent attack on Jonathan) to follow him more closely.

Other than that the second dive was also good. I realised during the exercises, thanks to Marc, that I have a nasty habit of breathing out through my nose and so worked hard on that for the rest of the dive…so much so that I again was the weakest link with regards to air — though this time signalled correctly for the remaining amounts! ^_^

Unfortunately, today, I was really the weakest link with regards to air and was the first at 110 (which I signalled to Marc), a little later than the 120 that he had asked for. Later on, I took another look at my manometer and I was at 80…not long now before I have to tell Marc that I’m at 70. Next thing I know I look again and it’s at 50…the limit or réserve in French!! I signal this immediately to Marc who tells me off using handsigns (no, not those ones, but I can tell he’s not amused!). Just before we arrive at the ascent zone a huge barracuda passes in front of us. Marc makes the signal…one that he had shown us on the boat, but that I didn’t think we’d use today! Such a beautiful beast.

Despite the lack of air, I managed the wait at 5m slightly better on this second dive and, rather than bobbing up and down between 3 and 5.5 metres as I did on the first one, this time I averaged around the 4.5m.

By the time we’ve done our 3 minute safety pause at 5 metres and we’re back floating on the surface I only have 20 bars remaining in my tank….naughty Susie!

Once back on the boat I gave Stéphane a big hug and thanked him. I had really enjoyed today and I’m so glad that I hadn’t abandoned the whole thing. Back at the club we fill our dive logs in again and arrange to come back this evening in order to pick up our SSI cards (that will be printed this afternoon).

With the kind of fluky perfect timing that makes you smile, we arrived back at our hotel 15 minutes before the free shuttle bus was leaving and caught a lift, with our backpacks, back to the main docks where our new hotel could come and pick us up for free.

There was a little bit of a panic at the check-in at the hotel as I had “hidden” the passports in a safe place…and I couldn’t for the life of me remember where….I had to open pretty much every pocket on my big backpack to find them…much to the amusement of the hotel staff!!

This hotel was in the more lively area on the island and very close to the party area and beach without being in it or on it. We rented a moped from our hotel and headed back towards FKD but it was still too early which meant that we could visit Shark Bay, which is a lovely bay to the east of Chalok Baan Kao. We regretted not having brought our swimming costumes!

Back at the club we raise a glass with Coline, Jonathan and Marc (and the rest of the FKD crew present). Cindy is there too, her OWD not being possible in the end due to an ear infection that was worse than mine and Stéphane’s. Stéphane and I bought a t-shirt in order to advertise the club a little during the rest of our trip (and once back home). Marc suggested a good restaurant near our new hotel for eating fish, called The Barracuda, and having seen one earlier today we deem that fitting and head back to our new side of the island.

The restaurant is pretty full but we manage to get a table. We both ordered dishes with barracuda and it’s delicious. I even ordered a glass of white wine, that we share. The walk back along the beach where the beach bars are all lit up and people are lounging around drinking whilst being entertained by fire throwers…we’re tempted to stop and join them, but it’s late and we got up early this morning…maybe it’s time for a well-deserved sleep. Happy in the knowledge that we have our OWD and our SSI cards to prove it. Slightly jealous of our friends Coline and Jonathan who will carry on tomorrow with a deep dive and a fun dive…but it’s time for us to see some more of Koh Tao tomorrow before we leave, and not just through a mask!

 

Quand il pleut sur Koh Tao….

2 reflexions sur “Koh Tao, OpenWater Certification

  1. mulard roselyne

    Bonjour a vous deux je vois que le temps c est mis au beau la chance mais a part cela je te souhaite un bon anniversaire stephane et de joyeuses fetes a tous les deux gros bisous a vous

    1. Steph Auteur de l'article

      Coucou Roselyne ! Merci pour mon anniversaire et les fêtes. Nous te souhaitons également un très joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d’année ainsi qu’à Angélique, Benjamin et les petits enfants 😉