Le Grand Détour

Luang Namtha – Trekking 1/2

Download PDF

france_french_flag Notre premier petit déjeuner dans cette guesthouse est copieux : toasts et confiture, oeufs sur le plat et saucisses, assiette de fruits, thé. Pourtant Susie ne lui fait pas tout à fait honneur. C’est la petite forme aujourd’hui.

Lorsque nous arrivons au bureau de Green Discovery, nous retrouvons le couple d’allemands de notre guesthouse et nous nous présentons enfin. Ils s’appellent Théo et Sonia. Le reste du groupe ne tarde pas à arriver. Il y a un autre jeune couple d’allemands, David et Lisa, qui en fait ne sont pas un couple mais des amis d’enfance qui voyagent ensemble, ainsi qu’un couple de français dans nos âges très sympa, Cédric et Laetitia. Nous faisons également la connaissance de nos deux guides : Kat (à prononcer Kéét), celui qui parle anglais et Tin, qui est responsable de la cuisine. Kat est un petit laotien de 55 ans avec une bonne tête et qui parle en effet plutôt bien anglais. 4 français, 4 allemands, 2 guides, un groupe équilibré qui a tout pour « réussir », cool.

Nous nous entassons dans un minivan avec nos sacs et c’est parti pour 45 minutes de piste bien cabossée que le conducteur doit souvent négocier centimètre par centimètre. Nous faisons un peu plus connaissance avec le groupe jusqu’à notre arrivée dans un village Khmu. Les Khmu sont une des minorités du Laos venus du pays Khmer. Nous faisons un nouveau « tour de table » pour essayer de se souvenir de tous nos prénoms. Et puis c’est le départ. Nous devrions marcher à peu près 6 heures aujourd’hui, jusqu’à atteindre notre fameux lodge.

Après quelques minutes de marche, nous traversons une rivière sur des pirogues, comme pour mieux marquer la séparation entre nous et le reste du monde. Puis nous emprutons un chemin à travers des rizières où des villageois travaillent sous le soleil brûlant. Nous remontons le temps de l’agriculture, tandis que Kat nous renseigne sur les outils et les pratiques de la culture du riz. Certains villageois ramassent le riz, d’autres battent les tiges pour faire tomber les grains, d’autres encore étalent les grains sur de grandes bâches et utilisent un évantail géant pour souffler et faire partir les cosses vides. Nous croisons également des buffles d’eau paressant mollement dans la boue.

Nous arrivons finalement dans la jungle, la vraie. Il fait un peu plus sombre sous les arbres. En file indienne nous nous suivons tandis que Kat ouvre la marche, armé de sa machette. Tin reste derrière nous. Ca monte et ça descend fort. Le minuscule sentier est souvent perilleux, plein de racines, de cailloux, de rochers glissants et boueux. Nous traversons de minuscules cours d’eau tout en essayent de garder l’équilibre.

Pendant la journée la jungle somnole en fredonnant de multiples chants d’insectes. Elle se réveillera ce soir. En attendant, ça monte dur, très dur. D’autant plus dur que la boue rend chaque pas imprévisible. Certains passages tiennent du véritable numéro d’équilibriste : traversée sur un tronc d’arbre glissant à plusieurs mètres de haut, sur des rochers en équilibre précaire, pont de singe au-dessus de la rivière avec des planches vermoulues et irrégulières… Susie n’est vraiment pas à l’aise dans ces moments-là mais elle passe quand même, parfois avec l’aide de Tin qui ferme la marche. En tous cas, il n’y a pas intérêt à faire un faux pas car la chute serait méchante… voire fatale !

Nous parvenons enfin, la langue pendante, sur un petit espace plat qui constituera notre première pause. Tout en discutant, Kat pointe la chaussure de Susie : c’est notre première rencontre avec les sangsues… Mais pas la dernière, loin de là. Il l’écrase tandis que Cédric et Laetitia nous relatent leurs expériences des sangsues lors de leur trek au Vietnam. Des sales bestioles, les sangsues. Celles du Laos sont très fines, de tout petits vers à peine visibles, qui se tiennent sur leur queue et sautent pour s’agriper à leur proie. Nous, en l’occurence, aujourd’hui et demain. A partir de là, elles se faufilent pour trouver n’importe quel interstice, jusqu’à percer les chaussettes, les tissus, etc. et finalement se fixer sur la peau pour y sucer du sang. A ce moment-là, bien-sûr, elles deviennent plus grosses, et plus visibles, tout comme la tâche de sang qui ne tarde pas à se diffuser sur les chaussettes ou les pantalons. Lors de notre pause, personne n’a encore souffert de cela. Ouf.

Susie me dit qu’elle ne se sent pas super bien. Aïe. Apparemment le petit-déjeuner ne passe pas. A moins que ce soit autre chose.

Nous repartons et poursuivons notre chemin dans la jungle, jusqu’à la pause déjeuner. Ce faisant, nous croisons un serpent. Apparemment il est difficile de les voir, surtout le jour car ils fuient dès qu’ils entendent du bruit. Celui-ci ne demande pas son reste et disparaît sous les feuillages.

Pour la pause déjeuner, les guides partent couper des feuilles de bananiers en guise de table et d’assiettes et nous mangeons assis par terre, avec nos doigts, comme lors de notre trek à Nong Khiaw. Au menu, riz gluant, pousses de bambou, aubergines, sauce tomate et nouilles. Miam.
Bientôt il est l’heure de repartir. Mais avant cela, je remonte sur le haut de la colline pour tenter de passer un appel téléphonique.

Oui, je sais. Je me sens stupide avec mon téléphone au milieu de la jungle. Cependant si c’est possible, j’aimerais confirmer ou non notre inscription à la Gibbons Experience quelques jours plus tard car je sais que les places sont prises d’assaut. Malheureusement je n’arrive qu’à capter du signal de téléphone local avec la sim locale… qui ne fait que les données. Je me comprends.
Je redescends de la colline et nous repartons. Susie fait la grimace, ça n’a pas l’air d’aller mieux. En plus ça grimpe fort dès le début. Il fait chaud, il fait humide. Nous parvenons au sommet d’une autre colline. Au moment de repartir, Susie me regarde l’air désespérée. Ca ne va pas du tout. Nous faisons signe au groupe de partir devant.

Petit poème en prose
Il y a une ombre qui plane sur le voyageur au long cours, une épée de Damoclès qui peut punir à tout instant sans signe préalable. Il est quasiment impossible de lui échapper. Elle rôde et s’arrange toujours pour frapper au plus mauvais moment : lorsque tu prends place dans l’avion pour un vol de 8 heures, lorsque tu es coincé à l’arrière d’un minivan bondé ou encore en plein milieu de la jungle, lorsque tu es parti pour un trek de 2 jours. La tourista, un jour elle t’aura !

Heureusement j’ai ce qu’il faut de papier toilette que Susie m’arrache des mains avant de courir derrière les fourrées. La pauvre. Pourvu que ça aille pour la suite… Et sinon, qu’est-ce que l’on va faire ? Je joue tous les scénarios. Susie est de retour soulagée mais pas au top. C’est le moment de sortir le joker Immodium ! Encore heureux que je les ai sur moi. Susie grimace mais me fait signe de continuer.

Le ciel s’assombrit. Au-dessus des arbres les nuages s’amoncellent. Puis nous entendons la pluie, qui mettra plusieurs minutes à vraiment nous atteindre sous l’épaisse végétation de la jungle. Ca commence à mouiller sévère. Les chemins déjà périlleux deviennent encore plus hasardeux. Ca glisse. Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille ? Non, la fête aux sangsues qui visitent les chevilles de plusieurs d’entre nous, avec une préférence pour celles de Laetitia.

Un peu plus loin nous prenons une pause à l’abri de quelques huttes semi-ouvertes. L’un des autres treks proposés par Green Discovery donne l’occasion aux participants d’y passer la nuit. Mais pas le notre. Nous, ça sera le « Lodge ». En tous cas ici, il y a un toilette en céramique immaculé dans une hutte séparée. Dire qu’il a fallu l’y amener !

Toujours passablement trempés nous repartons sur nos petits sentiers escapés. A un moment donné nous traversons la rivière sur un pont très branlants aux planches humides et bien espacées. Ayons confiance. Et puis et puis, nous parvenons finalement dans un petit village de la minorité des Lanten pour faire une pause.

Poules, cochons, chiens et enfants s’ébatent, à moitié nus pour certains, dans la boue. C’est… rustique ! Nous nos arrêtons à côté d’une grande cabane en bambou tressé. Nous ne réalisons pas tout de suite qu’il s’agit en fait de notre « lodge ». Cette cabane est une pièce unique avec 8 paillasses surélevées les unes à côté des autres, sans électricité, avec couettes et oreillers qui ne sentent pas la rose. Dans une hutte séparée, il y a un toilette en céramique qui lui sent encore moins la rose et n’invite pas à s’y prélasser. Tin, le guide-cuisinier commence à faire le feu directement sur le sol de la cabane.

Tout le monde prend conscience que nous allons effectivement passer la nuit là. C’est folklorique. Je crois que nous avions tous une une idée assez différente du « lodge » en question. Ils sont fort en marketing quand même, chez Green Discovery ! Pourtant ça nous fait tous rigoler. Alors que nous nous changeons, une dizaine d’enfants et de femmes nous observent depuis la porte de la cabane. Certaines petites filles ont amené des bracelets et des sacs qu’elles ont fabriqués pour les vendre à un prix dérisoir. Nous en achetons un en pensant à ma filleule Emma-Lise.

Nous ne pouvons pas nous empêcher non plus de remarquer les dentitions pour le moins aléatoires de plusieurs enfants et adultes. Forcément, les dentistes ne courent pas les rues de ce village. D’ailleurs il n’y a pas de rue. Ni d’électricité. Par contre il y a une douche ! Enfin, un tuyau d’eau courante surélevé en plein milieu du village. C’est d’ailleurs grâce à un projet allemand que cela a été mis en place.

Il continue de pleuvoir cependant. Tout est humide. Tant qu’à faire, je descends dans la riviète en contre-bas histoire de tâter l’eau mais c’est pas la chaleur. Nous nous apercevrons le lendemain que la sortie des toilettes se trouve à quelques dizaines de mètres en amont…

Tandis que la nuit tombe, Tin prépare le repas dans notre cabane. Susie semble aller un peu meiux. Sonia lui a gentiment donné un genre d’Ercéfuryl qui a l’air de faire effet. Susie va suivre les opérations « en cuisine ». De mon coté, je préfère discuter avec les autres.

Un peu plus tard, Kat nous propose de faire un tour dans le village. Je ne sais pas pourquoi mais les enfants se cachent lorsque je souhaite prendre une photo alors qu’ils s’y prêtent volontier lorsque c’est Lisa qui leur propose. Elle réussi du coup à faire de superbes clichés, y compris des selfies avec les enfants. Les Lanten sont une minorité venue de chine. Les Khmu descendent des Khmers, les Mong viennent de Birmanie et chacun parle son propre dialecte, même si le Lao est la langue commune.

Dehors la nuit est tombée. Il est l’heure de manger. Nous revenons tous dans le « lodge » où nous attend un délicieux repas, éclarié à la bougie, sur de minuscule tables en bambou. C’est assez incroyable car le guide a tout fait depuis zéro, le feu, le découpage d’un morceau de porc tout frais à la machette, le riz, les légumes, etc. Pour pouvoir manger, nous avons « chaussé » nos lampes frontales, ce qui nous donnent un style particulier 😉 La fin du repas est l’occasion de faire une tournée de LaoLao, la gnole locale. Les français pensent aux bronzés font du ski.

Après le repas, nous nous retrouvons autour d’un autre feu de bois allumé par Kat, tandis que a pluie continue de tomber en très fines goutelettes. Il est 19h30 mais c’est le noir total puisqu’il n’y a pas d’électricité. Nous posons des questions à Kat sur l’histoire et culture des Lanten. Nous apprendrons entre autres que filles se marient souvent entre 15 et 16 ans, ayant choisi ou accepté leur futur époux lors de la fête du nouvel an. Il est assez commun que les mariées aient leur premier enfant vers l’âge de 17 ou 18 ans.

Comme la pluie s’intensifie, il est temps de rentrer se coucher, bien qu’il soit à peine 20h. Par hasard ou par réflexe, certains d’entre nous ont la mauvaise idée de regarder le toit de la cabane au-dessus de nos lits… Il est infesté d’araignées, d’un calibre bien trop gros pour nos petites natures européennes ! Elles ne sont pas dangereuses, nous rassure le guide, mais ça fait flipper quand même ! Heureusement que Tin a installé des moustiquaires au-dessus de chacune des paillasses pendant que l’on discutait dehors. Nous ne faisons pas les fiers pour autant. Ca fait marrer Kat. Nous rigolons aussi mais c’est nerveux. Lorsque je ferme la porte en bois, pour éviter que les cochons ou autres animaux ne rentrent pendant la nuit, je vois l’une de ces grosses araignées sur la porte à l’intérieur…

A 20h30, tout le monde est couché mais personne ne dort. On se sent vulnérable. On n’ose pas bouger. On imagine se réveiller avec des araignées sur la moustiquaire. Dehors la jungle se réveille. C’est génial.

(à suivre…)

english_flag As we ate our breakfast we saw the couple that I had recognised heading off. I thought that they must have signed up for a different trek as they too had left their big backpacks at the reception of the hotel and it was too early for them to be leaving for ours’. When we left the B&B a young couple eating breakfast asked us for the time, “8:35”, they thanked us and we left.

It turned out that we were all 6 of us booked on the same trek and another French couple, Laetitia and Cedric, from our guesthouse too! Small world. The first German couple, Theo and Sonia, had been our neighbours at Meexai Guesthouse in Nong Khiaw, they’d headed up to Muang Khua the day before us and also found it awful and only stayed one day!

We told them that we’d tried to sign up with another company, but as we were the only couple it had been cancelled. The French couple had nearly signed up on the same one too but were looking for a three-day trek ideally. We told Sonia and Theo about the guy with the bites on his legs — they were both wearing shorts but Sonia rattached her trouser legs shortly afterwards.

Our guide arrived and we all clambered into the mini-bus ready for our adventure. Our guide’s name is Ket and he’s seconded by a man called Tin who is responsible for cooking for us for the next two days.

After about an hour in the bus down a very bumpy and rain-worn dirt road we arrived at our departure village where they were drying nuts on the floor to sell to oil makers. The guides had some discussions with other people in the village and then we were off, with our two guides, two people from the village and another man who usually works in the office.

Our first adventure was crossing the river. There was one boat on this side of the river, but it didn’t look like it could make it as far as the other side without disintegrating. The office guy stripped down to his pants and swam across the river. He found a large stick and grabbed a boat from the other side. Theo, Sonia, Lisa and David got in…he insisted on Stéphane and I getting in too…the boat was now fairly low in the water and he didn’t seem to control it that well. It was at this point that Lisa pointed out to me the water pouring in between the planks on the side of the boat…

We made it across and another man came down and brought over a better boat with a motor for the other five.

The trek was beautiful, through the nut fields first, then through the rice fields walking along the muddy ridges between the fields of stubble or of rice gently blowing in the breeze before heading into the jungle.

Ket told us that the Lao people are growing more and more of these crops rather than rubber as they are paid much more than for the nuts. Also it doesn’t take as much work: for rubber they have to wait a few years before the tree is big enough, then they have to go and cut the tree very early in the morning to harvest the rubber and go and fetch it a few hours later, they repeat this process in the evening, every day; whereas for the nuts, you plant them, then they grow and you just have to pick the fruit when they’re ripe.

The cool of the jungle was a relief as it was very hot in the sunshine, I still wasn’t feeling great though, but better not to think about it! After one particularly steep climb Ket told us that we would stop at the bottom next to a stream for lunch. He suddenly stopped talking and picked up a small stick and came towards me. I had a leech on my shoe!! This is the first time that I’ve seen a leech and it wasn’t at all what I was expecting, just a very small, thin worm. I’m glad he spotted it before it got any higher.

Lunch was served on some banana leaves on the ground — sticky rice, green beans, a pork dish, a tofu and vegetable dish and a spicy salsa with an over-ripe banana for dessert — far too much for us to eat!! The guides all sat and ate at a neighbouring “table”.

After lunch we had another couple of hills to climb, walking along thin muddy paths that sometimes had steps cut into them, over fallen down trees that also sometimes had steps cut into them. Ket led from the front with his machete in order to cut through where the jungle had tried to grow back over the path. Tin brought up the rear of the line.

By the top of the next hill I was really not feeling great and had to “go” rather urgently….luckily Stéphane had thought to pack the Imodium which I gobbled quickly, praying that I wouldn’t have a complete Delhi Belly here in the middle of the jungle!!

As we carried on, I wasn’t feeling great and, to make me feel even better, it had now started to rain…a continuous and heavy drizzle, but the moral of the group was still good when, after 5 hours of trekking, we stopped at a camp where there were half a dozen open huts on stilts. Ket joked that this was our home for the night, before adding that it was probably nicer than where we were really staying as there weren’t any roosters here!

From this point we followed the river, crossing over a very rickety wooden bridge…my idea of heaven….not!! The rain got harder and harder as we came out from the jungle and into the fields belonging to the village where we’d be staying tonight. In the distance, in front of us, I saw a local man, carrying a large basket on his back, back to the village. He was sheltering from the rain under a banana leaf…these leaves are so useful — tablecloth, umbrella, food wrapping (it’s often used to wrap sticky rice or sandwiches)!!

The village where we stayed is called Ban Nam Noi and has 107 inhabitants. There is a school which has children from 4 to 14. Two houses have electricity generated from the river and there are no roads, cars, motorbikes, bikes, etc. There are a lot of chickens and, even more, pigs and piglets running around everywhere.

We crossed through the village, through the rain, eventually arriving at our “Eco-lodge” a.k.a. big bamboo hut with one large shelf that was to be our bed for tonight…as in all 9 of us! We headed in and shedded our wet backpacks onto the beds. Each couple grabbing a couple of mataresses, quilts and pillows.

Once our territory was clear on the shelf, we all went outside and sat down under the shelter to stay out of the rain. A group of girls started arriving, each carrying flat wicker baskets containing bracelets or small bags (or both). Once we’d had time to settle, we headed over to see what they had to offer — each girl vying for our attention and desperately trying to get us to buy their products (despite the fact that we’d seen them all separating them out from a central pile at the beginning). They were fairly dirty and some were really badly finished…but what did I expect, they were handmade by 7 year-olds in a tiny village that has next to nothing!!

We’d bought some exercise books and pens with us (as we had been hoping to stay with a family) and so when the school donations box arrived we handed these over to the teacher who seemed quite grateful though I expect that he’d have preferred the cash. When we’d bought them I had hoped that we’d be able to give them to the children in the family that we stayed with and maybe write our names down so that they could copy them or do some drawings together…it probably wouldn’t have worked out that perfectly anyway, but I have to admit to being slightly disappointed!!

Shortly afterwards a lady arrived carrying a bucket with coke, fanta, water and beer…we all jumped on the beers, taking a bottle per couple at 15,000 Kip the bottle — all of us agreeing that it was worth the 5,000 Kip more than in town as they had had to bring these here on foot for more than 4 hours!! It nearly tasted better thanks to their efforts!!!

I went back into the “lodge” where Tin was busy cooking dinner and Ket was working on the fire in the corner. I crouched next to Ket and started talking to him about his life, his travels, our travels, etc. I explained to him and Tin that we’d been travelling for a month and a half now and that I missed cooking. Tin was happy that someone was showing an interest in his work and he showed me the ingredients for dinner: pork (from the village with the fat cut off by his machete), onion, garlic, ginger, lemongrass — and that was just for one dish! We also had a local watercress soup, some local rice and a tomato and onion dish too, but before we ate we had a tour of the village.

The children were feeding the pigs and chickens using a kind of rice soup. It didn’t look very appetising, but the pigs seemed to like it! Theo and Lisa were busy taking great photos of the village children, but when Stéphane and I tried they ran away!! We couldn’t work out whether it was a) because they were German (the Germans came here a few years ago to install water and showers, etc) ; b) because they were wearing turquoise t-shirts; c) because they had bought lots of bracelets and bags and asked the kids to put them on them; or d) just because they could! Not to worry, we got a lot of photos of pigs and chickens anyway 😉 (and I hope Lisa won’t forget to share her photos with us — she even did selfies with the kids!!).

It was now getting dark and so we headed back to the “lodge” where Tin had finished preparing our dinner. We dined by candlelight on small stools with wicket baskets lined with banana leaves as tables in the lodge (it was still raining lightly outside).

After dinner the local guide poured us a glass of Lao-Lao (distilled rice wine) and we went round the table a couple of times until the bottle was nearly empty! It wasn’t as strong as Chinese saké but it was pretty strong…I stopped at 2 glasses — hoping that it would help me sleep.

Ket and Tin then took the fire outside and we sat around the camp fire until it started raining again. It was by now about 8:30 pm and so we all decided to call it a night (as there’s no electricity inside and it’s too wet outside to talk). We installed our mosquito nets as best we could (unfortunately there weren’t enough double ones for each couple and so Sonia and Theo ended up with a 1-person one…and there feet outside the net).

Inside the “lodge”, because of the rain, there were loads of huge spiders on the inside of the roof, it made us all flip a little. I went to the loo before bed and as I peeed a moth flew up between my legs from inside the basin…luckily I didn’t jump up too high as there was a huge spider’s web just above my head! The other’s peeed outside once I’d told them! ^_^

(to be continued…)