Le Grand Détour

Kunming, part 1/3 (China)

Download PDF

france_french_flag Première soirée

Après une journée de voyage sans accro, nous arrivons dans notre auberge de jeunesse vers les 18h. Nous voilà à Kunming, ville principale du Yunnan, située à 1900 mètres d’altitude. Cela se ressent au niveau de la température : au soleil, ça monte à 25° la journée mais le soir ça redescend vers les 10-15°. Nous sommes content d’avoir nos vestes ! Par contre, ce qui ne devait pas arriver arriva : j’ai chopé un énorme rhume 🙁 Me voilà le nez coulant tant et plus, avec le mal de tête et le reste. C’est pas cool. Peut-être est-ce imputable à une accumulation de fatigue. D’une certaine manière cela tombe « bien » que ça arrive ici, où nous passons 4 nuits. On va donc y aller mollo au niveau de nos vadrouilles, bien que la ville et ses alentours offrent de multiples possibilités… c’est frustrant. Mais si le corps dit non, ça ne sert à rien de forcer. Enfin, j’espère bien qu’on pourra voir la forêt de pierres à Shilin.

Par contre mon état devient l’occasion d’aller acheter de quoi se soigner dans une pharmacie chinoise. Il est bientôt l’heure de dîner de toutes façons donc nous décidons de faire un tour dans la grande rue piétonne de Kunming pour y trouver et des médocs et un bon petit resto. La ville a l’air assez sympa. Tout comme à Guilin, énormément de gens circulent en scooter, hommes et femmes confondus, ces dernières en jupes et talons. Et attention, 99% d’entre eux sont électriques. Les scooters, hein, pas les talons ! Oui, oui, tous silencieux et là, les chinois, ils ont tout compris ! Alors que nous en France, nous en sommes toujours à l’âge de « plus mon scoot i’ fait du bruit, plus mieux il est », ici tous les deux roues, à de très rares exceptions près, sont électriques et glissent sans bruit sur la chaussée. Et heureusement sinon ça serait l’enfer. Du coup ce qu’il reste comme bruit, ce sont les klaxonnes. Et là, les chinois, ils aiment le klaxonne… un pays de contradiction, quoi 😉

Bref, nous nous retrouvons sur la grande rue piétonne, longue de près d’un kilomètre. Et croyez-le ou non, il ne s’agit quasiment que de magasins de fringues ! Question vestimentaire, ils ne font pas semblant les chinois. Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Il y a bien ça et là un autre genre de boutique mais… tiens ! Là, on dirait une pharmacie, allons-y ! On essaye directement en anglais, avec la foi. Mais non, aucune des femmes du personnel ne comprend ce que l’on dit. Je sors donc le joker « Pleco », cette application dictionnaire qui nous a été déjà utile plusieurs fois et je montre la traduction du mot « rhume ». Hésitation dans les rangs, du genre, « un rhume ? Ah, c’est intéressant. Je sais pas trop, moi ». Ce n’est pas rassurant pour un pharmacien. Nous suivons deux filles dans un rayon. Là, elles cherchent. Je leur fais des gestes comme quoi j’ai mal à la tête et j’ai le nez qui coule… Vu l’état de mon nez, irrité de dizaines de mouchoirs, je me dis que ça doit aussi se voir. Elles hésitent puis me donnent 2 boîtes. Tout y est écrit en chinois, donc impossible de savoir si c’est ce que l’on cherche. Le doute s’installe pourtant car les deux filles ont l’air de se dire entre elles « oui, ça, ça doit être bon pour le rhume, c’est bien marqué dessus ». Ce qui est étrange pour des pharmaciennes. Je reconnais toutefois l’idéogramme de « rhume » sur la boîte. Reste à payer et à se faire expliquer la posologie. La dame de la caisse nous raconte tout ce qu’il faut en chinois et l’écrit sur la boîte. Il y a bien des chiffres mais est-ce 4 comprimés par jour pendant 3 jours ou bien 3 comprimés 4 fois par jour ? On se dit qu’on se fera confirmer tout cela de retour à l’auberge. Le lendemain, nous comprendrons qu’au lieu d’une pharmacie « normale », il s’agissait plutôt d’un genre d’une enseigne médicinale alternative à base de plantes, même s’il y avait quand même écrit « pharmacy » sur la boutique… La posologie sera de 4 comprimés 3 fois par jour, ce qui paraît beaucoup. Mais ce n’est pas du dolirhume, non plus. Quand on parle de barrière de la langue, je peux dire qu’on ne la pas franchie ce soir-là…

L’autre chose qu’il nous fallait, c’était du déodorant. Pour sous les bras, quoi. Backpacker ou non, on a aussi le droit de ne pas puer des aisselles. Hé bien on a galéré ! On est rentré dans plusieurs boutiques où l’on a bien trouvé des tas de produits d’hygiène et de soins mais pas de déo. Je vais même demander à un gars en faisant le geste de passer du déo sous les bras. Rien. J’essaye le geste du déo avec vaporisateur accompagné de mon meilleur onomatopée et là, le gars m’amène vers les rasoirs manuels. Non mais c’est du délire, quoi ! C’est quand même pas sorcier de comprendre le besoin de déo, non ? Bah ici, si. Surtout que sur le rayon pour homme, on trouve tout le reste. Faut-il en conclure que les chinois ne mettent pas de déo ? J’en doute fort. Nous finirons par trouver le sésame de l’hygiène dans une grande enseigne de parapharmacie et cosmétiques aux nombreux de produits d’importation. Merci Nivéa. PS : en fait, Marie-Laure, que nous rencontrerons le lendemain, nous confirmera qu’elle a également entendu beaucoup d’autres touristes hommes avoir du mal à trouver du déo. Ce n’est donc pas que nous !

Il ne reste plus qu’à trouver un endroit où manger. D’habitude cela ne pose pas de problème mais ce soir visiblement, on a perdu notre mojo. Et on ne doit pas se trouver dans le bon quartier parce qu’il n’y a que des magasins de vêtements ou de mode, avec quelques échoppes de grignotage mais rien qui ne propose un vrai repas. A part KFC. Et Burger King. Non, nous sommes fort, nous résistons à la tentation du fastfood. Nous bifurquons dans une rue adjacente où l’on trouve enfin quelques petites gargotes locales. Ce soir-là nous ne ferons pas un bon choix. Plats de nouilles très moyen et surtout méga-épicé. On ne peut pas gagner à tous les coups !

Premier jour : temple Yuantong et Green Lake park

Matinée au ralenti. Je suis dans les 36ème dessous. J’ai besoin d’un plombier du cerveau, je fuis.

Le voile blanc se déchire sous la lame de mon couteau. Le jaune se répand lentement sur mes oeufs. J’y trempe un toast avec délectation. Petit moment de bonheur. Ce geste pourtant simple nous ravit tous les deux. Ce n’est pas comme si nous n’avions pas mangé d’oeufs sur le plat depuis le début de notre voyage mais ce matin, ce petit déjeuner tient de la perfection : jus d’orange, chocolat chaud, oeufs sur le plat, toasts et confiture – et pour un prix super raisonnable dans notre auberge. C’est exactement ce qu’il nous fallait !

Vu mon état, l’après-midi sera très tranquille, en balade avec mon pack de mouchoirs sur le dos, pour deux ambiances très différentes. D’abord la visite du superbe temple de Yuantong à 5 minutes de l’auberge, puis déambulation dans le park de Green Lake. Le premier se révèle un hâvre de paix avec très peu de monde, bien que nous soyons samedi. Nous y admirons de nombreuses statues que des fidèles prient avec ferveur. Dans l’étang qui entoure la pagode centrale, des centaines de tortues dorent au soleil. Nous les imitons au sec en se posant quelques instants pour profiter de cette belle journée.

Le parc Green Lake quant lui grouille d’une foule joyeuse et cacophonique. C’est là où se retrouve une grande partie de la ville le week-end, pour s’y livrer à toutes sortes d’activités mais en faisant du bruit si possible. A quelques mètres à peine les uns des autres, des groupes se forment avec leur propres sonos grésillantes pour chanter, jouer de la musique et danser et tous les styles sont représentés : techno avec chorégraphie type Macarena, orchestres de musique traditionnelle chinoise, karaoké, danse de salon, crooners, musique pop, etc. La cacophonie qui en résulte est incroyable. Mais chacun y va de sa prestation sans peur du ridicule, quitte à chanter extrêmement faux. Pour la première fois en Chine nous faisons aussi la rencontre de riders en BMX ! C’est trop cool ! Evidemment je vais les voir et je commence à discuter avec eux. Je leur fais voir mon blog « BMX à 36 ans et plus », je check leur bike. Ils ne parlent pas beaucoup anglais mais on se comprend quand même entre riders. Je résiste pourtant à la tentation de leur emprunter un vélo pour faire mes accrobaties et je peux vous dire qu’il m’a fallu de la volonté. Je suis épuisé. C’est l’heure de la sièste à l’hôtel. Je survis mais tout juste.

Le soir, nous optons pour la facilité du hamburger de l’auberge avec frites. Ca sera décevant finalement – et froid. Mais c’est en partie ma faute car je me suis littéralement pris au jeu de go avec d’autres résidents. D’abord j’ai expliqué les règles à un jeune qui voulait y jouer et puis j’ai fait (et perdu) une partie avec un chinois plus fort que moi. Puis nouvelle partie avec mon « élève » qui m’a d’ailleurs battu.

Nous avons aussi fait 3 super rencontres ce soir-là, qui nous accompagneront pour les prochains jours : Marie-Laure, une jeune française très sympa qui vient de finir ses études de psychologie et s’est lancée dans l’aventure d’un voyage de 12 mois en Asie, en démarrant par la Chine, et Gert et Lyssa, un jeune couple belge de Malines, tout aussi sympas, comme nous en voyage pour 6 mois en Asie, après 1 mois passé en Chine. Le hasard fera qu’ils partent le même jour que nous pour le Laos, en prenant le même avion. Nous ferons donc un petit bout de chemin ensemble.

english_flag After touchdown in Kunming:

The shuttle bus from Kunming airport dropped us in front of the West Inn hotel in Kunming where it was supposed to be a cheap taxi ride to the hostel. Cheap, that is, if you can flag down a taxi. They were all full and the town appeared to be a bit of a car park anyway with no-one moving very far. There were moped taxis that kept pulling up and offering us lifts but I wasn’t sure about getting on the back of a moped without a helmet and with my two rucksacks! Stéphane looked at his phone and said that it was less than 1.5km so we opted to walk it.

When we eventually arrived at the destination point on the phone it turned out to be some kind of military building with soldiers and police at the entrance. Stéphane stopped a lady who was walking a dog and asked whether this was the road where our hostel was. It wasn’t. My shoulders were killing me by now and so I took off my backpacks and laid them on the floor. The lady said that they were big…or at least that’s what I think she said. I showed her my muscles and we both giggled. Seeing as how she didn’t know where we wanted to go she went and asked a man near the security booth. He knew the road and signalled at us to go back to where we came from and turn right, then right and then right. We weren’t totally sure though and, in the end, he grabbed a young lad who was leaving the military building and this chap led us all the way to the front door of the hostel (all the time smoking his cigarette and flicking his ash into the bins that lined the street every 5 or 10 metres). Very tidy!

The Kunming Upland Youth Hostel is an interesting building. You enter and there’s the reception. Then up two flights of stairs to the bar. Having crossed the bar you then go through the garden to another building where there is a lift (thankfully as I was now getting tired and my legs are still aching from the Yellow Mountains and the Rice Terraces). Our room was on the third floor and, although not as nice as our room in Guilin, it will be perfectly fine for the next few nights until we leave China.

This evening we headed into town to find a decent restaurant (failed — extremely spicy noodle dishes for us both!!) and some deodorant — something that isn’t sold in supermarkets in China…you have to go to Boots-like shops to find it…(success in a Watsons near the main shopping street).

Saturday:

Stéphane’s still feeling a bit rubbish today so we decided to take it easy today. This afternoon we opted for a tour of the block. Starting with lunch in a little restaurant where there were quite a few people. We opted for the pointing method of choosing for today’s menu and, luckily for us, the man in front of the restaurant had chosen some nice food. It was a little spicy, but it seems that I can now handle this with more and more ease!

Nearby was a temple called Yuantong Temple. It was a total haven of peace despite it being a Saturday and the only crowds that we saw there were the turtles who have clearly laid claim to the lake that surrounds the central building. I have never before seen so many in one place and all different sizes!!

Our next and final stop for this busy afternoon (^_-) was Green Lake Park — which is approximately a two and a half minute walk back to our hostel. The park is surrounded by loads of urban exercise machines like you find quite often and so I had a go on a few. I half-joked to Stéphane that I should come down here in the mornings and do some exercise because, apart from walking, I have done nothing since we left France!!

We walked around to the North Gate of the park and en-route came across a group of lads on BMXs. Stéphane’s eyes lit up and he eventually worked up enough courage to go and talk to them. I stayed away but after about ten minutes with them talking and looking at each others’ phones I settled down to enjoy the sunshine and catch up on the blog….just as I did so, Stéphane came running over ready to leave.

The Green Lake Park was full of life and there were groups of music and/or dancing all over the place. At one point we found ourselves in the middle of a cacophony of music and singing. There was a woman playing on the drumkit in one group — I honestly thought that maybe she’s been let out from the local asylum for the day and someone had given her a drumkit!!!! It was awful….but she was happy!!!

This evening we headed down to the bar for dinner (chicken burger and beer for 25 RMB) where Stéphane started teaching an American and a Chinese guy how to play Go (before getting beaten by the American and a different Chinese guy who was incredibly happy to have won). We also met a Parisienne called Marie-Laure who is travelling for a year having finished her degree and is about a month into her travelling and a couple from near Mechelen in Belgium (Lissa and Gert (also known as Mike as Gert is impossible to pronounce). We discovered that Gert and Lissa were also flying to Laos on Tuesday on the same plane. It was nice to chat with them all and exchange stories and look at photos and we’d get to know them more over the next few days.