Le Grand Détour

Khmer cuisine cooking class and circus

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france_french_flag 17 décembre – Repos forcé et bug téléphone

Réveil. J’ai rêvé de boulot pendant la nuit, pas glop. Susie me dit que ça cheville lui fait un tout petit peu moins mal mais se ravise en posant le pied par terre.

Petit déjeuner. Nous décidons d’étendre notre séjour pour rester un total de 6 nuits à Siem Reap.
Coiffeur (3 dollars mais pas aussi bien qu’au Laos), lessive et rattrapage de blog.

Déjeuner à 2 pas de la guesthouse. Retour et après-midi total lose : suite à une mise à jour du firmware de mon téléphone, il est devenu quasi inutilisable avec la perte totale de mes contacts, la batterie qui ne tient plus, l’appareil qui surchauffe, etc. J’opte pour une solution temporaire qui consiste à désactiver l’application contacts mais ce n’est pas satisfaisant du tout. Je passe la majeure partie de l’après-midi à rechercher des solutions sur Internet et j’écris au support. En vain. Combien d’heures ai-je déjà perdu à réparer des problèmes technologiques sur le téléphone ou sur le blog ? Ca commence à me gonfler ces histoires…

En soirée nous publions enfin notre premier article sur Kho Tao mais en ce qui me concerne c’est une journée peu mémorable, remplie de contrariétés en tout genre. Vivement demain !

18 décembre – Cours de cuisine et cirque

Encore une matinée tranquille durant laquelle je persiste et signe pour réparer mon téléphone. Sans succès. Heureusement notre cours de cuisine va nous changer les idées, youpi !

A 12h un tuktuk vient nous chercher. Ce cours de cuisine est organisé par « Beyond. Unique experiences », une entreprise que Susie a trouvée sur Internet. Il s’agit d’une entreprise de tourisme responsable dont l’argent récolté permet, entre autre, de subvenir aux besoins de familles en difficulté.

De fait, nous ne nous rendons pas en ville mais dans un petit village assez éloigné. A l’arrivée dans l’hôtel où se déroule le cours, nous faisons la connaissance de notre cuisinière Sofia et des 6 autres touristes qui nous accompagnerons : un couple australien, James et Madison (que nous rencontrerons encore une semaine plus tard à Battambang), un couple américain, Robert and Sonia et un couple hongrois, Tomaj et Erica. Tiens, c’est la première fois que nous rencontrons des hongrois depuis notre départ.

Nous partons d’abord à pied vers le village voisin à la rencontre d’une des familles que soutient « Beyond ». L’occasion pour Sofia de nous parler du bananier, de la canne à sucre, de la citronnelle et d’autres plantes que nous croisons et qui sont énormément utilisées par les cambodgiens et pas uniquement pour la cuisine.

La famille en question habite une maison sur pilotis. Elle comporte 10 enfants ! Et tout le monde dort dans l’unique pièce qui sert à tout, de la cuisine à la chambre à coucher. Sofia nous explique les quelques ustensiles utilisés par la maman qui n’a pas l’air très à l’aise avec ces 8 touristes qui débarquent chez elle. Nous sommes notamment venus lui apporter 2,5 kilogramme de riz « sponsorisés » par notre cours de cuisine.

Retour vers l’hôtel et direction le cours proprement dit où chacun prend place en face de sa station. Nous faisons connaissance avec le chef Tum qui va nous faire le cours. Au programme, une entrée, du poisson sur bâtons de canne à sucre, un plat, du curry khmer et un dessert, des crèpes craquantes. Nous commençons à cuisiner vers 13h, sans avoir déjeuner auparavant… Dire que nous avons une énorme dalle lorsque nous finissons les cuissons tiendrait de la litote, forcément. Mais notre patience sera récompensée tellement nous nous régalerons de ces plats succulents.

Le curry khmer est un petit peu différent de celui que nous avon cuisiné en Thaïlande. Le cours se passe dans une ambiance sympathique que seule une araignée de taille généreuse viendra déranger. Nous découpons les légumes, préparons les condiments et passons au broyage du mortier pour obtenir la pâte de curry. Puis nous passons à cuisson dont les odeurs nous font saliver plus que de raison. Il est maintenan temps de préparer les crèpes pour le dessert. Là, tout est dans le coup de main afin d’enrouler la crèpe sur elle-même lorsqu’elle est encore un peu molle, afin de lui donner une forme de fleur. Susie s’en sort bien mieux que moi. Nous finissons le cours par la préparation de l’entrée. Nous préparons pour cela un hachis de poissons auquel nous mélangeons plusieurs épices et que nous séparons en trois boules. Il faut maintenant enfiler chacune d’entre elle sur une tige de canne à sucre avant de les frire. Il se fait faim, c’est la torture de baigner dans ces odeurs ce cuisine.

Mais il est ENFIN temps de se mettre à table ! C’est d’abord le silence, toute le monde est trop occupé à vivre ses propres spasmes de plaisir gustatifs… Puis nous reprenons les discussions et partageons nos anecdotes de voyages. Tomaj me parle des vins hongrois. Il faut que je pense à en goûter un de ces jours.

Retour à l’hôtel vers 16h30 pour une digestion de rigueur…

Pour le soir nous avons réservé des billets d’un spectacle de cirque, au « Phare » de Siem Reap. Il s’agit cependant d’un cirque un peu particulier et plus précisément d’une école qui permet à des enfants ayant connu des histoires personnelles tragiques de se reconstruire dans une nouvelle vie en apprenant un art plastique, musical ou en devenant artiste. Créée il y a 9 ans sur les cendres artistiques laissées par les Khmers rouges, ce sont déjà plus de 1200 élèves qui ont ainsi pu recevoir une éducation gratuitement et envisager la vie sous un jour nouveau. Le spectacle que nous voyons ce soir s’appelle « Influence ».

Nous arrivons un peu en avance, le temps de prendre une boissons et grignoter des rouleaux de printemps avant de nous installer. Le chapiteau n’est pas très grand, 500 places peut-être.
Le spectacle est un mélange ultra dynamique d’acrobaties, de danses, de poésie, le tout avec une superbe musique jouée en direct. Un spectacle qui nous émerveille comme sait si bien le faire le cirque lorsqu’il est joué et produit par des personnes de coeur et de talent.

A la fin nous descendons prendre des photos avec les 6 artistes principaux, 1 fille et 5 gars pas très grands mais ultra-barraqués. Pour soutenir cette initiative et aussi parce que nous l’avons beaucoup appréciée, nous achetons un CD avec la musique du show.

Nous revenons chez BigLyna avec des pailettes dans les yeux mais en retrouvant également la triste réalité de mon téléphone que je dois absolument réparer. Je prépare tout pour faire un reset complet, acceptant de perdre mes données mais… impossible de lancer le processus ! J’essaye pourtant dans tous les sens mais rien n’y fait. Et vers minuit, je reçois un message du support à qui j’avais écrit, qui me propose une série d’actions. Honnêtement je n’y crois pas trop parce que j’avais quasiment fait la même chose dans l’après-midi… Sauf que ça marche ! Y compris ma restauration des contacts à partir d’une ancienne sauvegarde et d’une application dont je n’avais pas testé la reprise de donnée. Ouf, tout est bien qui finit bien… Enfin, on espère. Il est temps de dormir et re rêver de nouveaux aux temples d’Angkor.

english_flag 17th December – Rest

I hardly moved all day. Had slept surprisingly well though and my ankle, although quite painful, was a lot less swollen than yesterday. I managed to get downstairs for breakfast, using my crutches and the solid wooden bannister — extremely slowly. For most of the rest of the day I sat outside on the balcony and wrote a little and slept a lot. Back into the hotel room where I spent most of the afternoon asleep…don’t know if it’s due to medication or to the shock.

For lunch we made it round the corner to a restaurant that served very nice food at fairly reasonable prices. Stéphane opted for a Japanese pork dish while I stuck to the more local fare. For dinner we walked about the same distance in the other direction (80 metres) to a local restaurant where you sit on the floor. I broke all the rules by having my leg sticking out straight rather than sitting on it, but with the crutches and the ankle support the staff understood. Unfortunately they didn’t have enough pad thai ingredients to make two and so I had to change my order, but it was very nice and proved that the dishes were at least fresh!

Tomorrow we have reserved a cooking lesson. I’m hoping that I’ll be ok with my ankle, there shouldn’t be too much walking involved as they com

18th December – Khmer cookery and circus

The pickup for the cookery lesson was at 12:15 and so we had a very lazy morning with breakfast at about 9:30. The plan was that we wouldn’t eat lunch beforehand as the cookery class was from 12:30 to 3:30 with us eating the resulting dishes afterwards…so either a late lunch or an early dinner…we opted for the late lunch.

The tuk-tuk actually arrived early and so we had a bit of a rush to get ourselves and our stuff ready! As we tootled along in the tuk-tuk through the outskirts of town and local villages I started to regret my choice of outfit. I’d put on my fairly short skirt and, as part of the experience, we were to visit a villager in the village next to the hotel where the lesson takes place…I could have been more appropriately dressed, but it was too late now! Anyway, with my crutches and ankle support no-one really notices the length of the skirt and the fact that you can see my kness!

On arrival at the hotel there were eight of us in the class (despite the advertised “no more than 4 participants”!): two Americans (Robert and Sonia), two Hungarians (Thomaj and Rikka) and two Australians (James and Madison). We all chatted around the table about our holidays, favourite places, etc. before our teacher Sofia came to take us to the village. We took with us a bag of 2.5kg of rice as we were to visit a nearby family home to see how they live and cook, etc. There are two families who invite (or at least put up with) groups of foreigners coming and looking at their kitchen setup in exchange for rice. One of the families has ten children and this one has only three and from the look of it not much else.

On the walk to the village our teacher shows us a couple of banana trees at the side of the road (one with smooth leaves and the other sort), she told us that you can cook the flowers and the unripe bananas with chicken and the ripe bananas are used more in desserts. If you have stomach ache or diarrhea then it’s good to eat an unripe banana with its skin….blurgh!!!

She also stopped a little further on to show us lemongrass, sugar cane, etc. and explain their use in Cambodian cooking.

The visit to the villager was a bit of a disappointment to be fair. The woman was on her own, we weren’t really shown much to do with the kitchen, but I guess there’s not that much to see…there’s simply a fire. The woman living there looked really miserable and the garden, where I expected to see all kinds of vegetables (as I believed that most people lived off the things that they grew themselves, was just a muddy space with nothing but weeds growing there. Our teacher told us that the local people mainly eat vegetables as they have no money to buy meat (they sometimes eat fish as it’s cheaper — especially the small ones). There is no fridge (and not even a coolbox here) and so everything has to be fresh….which means that a lot of local people go to the market every day (if they don’t have their own vegetable plots in the gardens).

After this slightly depressing interlude, we find ourselves back in the beautifully maintained gardens of the hotel where there is a building especially for the cooking class with a roof, a toilet, a sink to wash our hands and several workstations set up facing the chef’s table. Once our hands are clean, we’re invited to don our black aprons in order for the lesson to start. We’re introduced to the chef by our teacher who stays and helps as an assistant. First dish today — Cambodian chicken curry.

I’m surprised that we use curry powder (as for the Thai cookery course we prepared our own curry paste, but each to their own. I also ask the chef why we use both salt and fish sauce (as in the Thai lesson the fish sauce is used instead of salt). He replies that the fish sauce taste is very strong and therefore you don’t use too much…and need to add salt. OK. Noted.

The second dish that we cook is the pudding. The preparation (coconut cream, black sesame seeds, sugar, rice flour) is made by the chef in the centre — due to the small quantities that we would need it would be complicated for each person to make theirs’. We’re each given a heavy wrought iron press with long metal arms that we put onto the gas stove in front of us. We were given a little bowl with a mixture of oil and egg yolk in order to grease the press before pouring a spoonful of the mix onto it. The application of the grease was done using the branch of a banana leaf stalk that our teacher had cut in order to have a brush-like tip.

The presses have to be pretty hot in order to cook the pancakes that we’re making….first cooked on both sides until good colour and then fold them in half, mark the middle (squash it down using the edge of the fork and then, using the fork, roll the pancake into a flower). In an ideal world they should be more rolled that ours, but I was pretty chuffed with the shape of mine! Plus they were all pretty much the same.

Our final dish was the starter for our lunch, “Minced fish on sugar canes”. The ingredient: minced fish meat, salt, pepper and chicken stock powder were all put into a metal bowl and mixed by hand (wearing a latex glove) before being split into three balls, covered in a little whisked egg and rolled into sausage shapes. A sugar cane baton was then pushed into each one to make a kind of disgusting, slimy, fishy lollypop before we placed them into a pan of hot oil to cook. Once they’d turned a nice brown colour on the sides, we rested the stick on the edge of the pan to cook the tips of each one.

Then it was over, no more to learn…just eat and enjoy! No-one left anything!! It was gorgeous. We even got a free cold beer and a recipe book to take home with us too….hopefully be able to reproduce some of the dishes back home — there are even recipes for things that we didn’t see today, so I get to experiment!! Cool!!

Our tuk-tuk took us back to the “Beyond. Unique experiences” office to pay and then back to the hotel. The driver didn’t speak English very well and while Stéphane was in the office we tried to chat, but ended up mainly laughing as he didn’t understand me and I had trouble understanding him…oh well, at least the smile is universal!

This evening we decided to head to the circus, the Phare circus, which is run by a group that offer disadvantaged children an opportunity to learn a skill either on the stage or in lighting, music, decoration or other arts that are sold in the gift shop. We grabbed a tuk-tuk at the end of the road and on arrival at the circus he offered to come and pick us up at the end of the spectacle. The driver was so friendly and spoke very good English that we even booked him to take us back to Angkor tomorrow so that we could discover more temples!

But back to the circus! It was a very good show with modern dance, acrobatics, stunts, flame throwing (and dropping) juggling and comedy. A little something for everybody. There was a bit of drama when the fire thrower dropped his flame and scared a few people in the front row (and himself) — but no one was harmed! The music was excellent too…we bought a CD, though not the music from this show as it wasn’t available. I hope that it’s similarly good though!

 

5 reflexions sur “Khmer cuisine cooking class and circus

  1. Bernard

    Que d’émotions et de frayeurs, mais il en faut certainement plus que ça pour vous arrêter….
    Bravo pour vos aventures que nous suivons avec toujours beaucoup d’intérêt. C’est un plaisir de lire le récit de vos visites et rencontres. Nous espérons que Susie va mieux. Même sans verglas, il faut maîtriser sa descente !!!
    Bonne continuation en 2016 avec tous nos meilleurs vœux pour une belle nouvelle année et une superbe deuxième moitié du voyage.
    Bernard et Brigitte.

    1. Steph

      Bonjour Bernard et Brigitte ! Merci beaucoup pour votre message et pour vos voeux 🙂 Susie et moi vous souhaitons également une excellente année 2016 ! C’est vrai qu’il y a eu quelques moments un peu difficiles mais l’année a très bien fini sous les feux d’artifices de Sihanoukville au Cambodge et bien démarré également. Dans une semaine nous serons au Vietnam, c’est fou comme ça passe vite ! Merci encore une fois de continuer à nous lire et à très bientôt pour de nouvelles aventures !

  2. mulard roselyne

    Je vous souhaites tous mes voeux a tous les deux et beaucoup de bonheur en 2016 et que votre voyage continu dans l evermeillement que j apprecie enormement car j ai l impression de voyager aussi jevous fais de gros bisous

    1. Steph

      Coucou Roselyne ! Merci pour tes voeux ! Nous te souhaitons à notre tour une très belle année 2016 ! Nous allons continuer à publier nos aventures qui j’espère continueront de te donner l’impression de voyager 😉 Gros bisous et à très bientôt !

  3. Brenda

    Looking forward to some delicious Cambodian and Thai food later in the year!!
    Love the photo of Susie with the circus performers xx